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Serveurs NAS

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Je vous avais présenté il y a quelque temps un serveur multimédia grand public de HP : le MediaSmart Server. Bien que riche en fonctionnalités, le produit avait comme inconvénient un prix un peu trop élevé et un Windows Home Server encore un peu jeune.

Disque Dur

Ce n’est pas une raison pour ne pas s’intéresser à son réseau domestique, un des côtés les plus intéressants du MediaSmart étant le stockage réseau.

NAS, quèsaco ?

C’est là que les NAS interviennent. Les NAS, pour Network Attached Storage, sont tout simplement des unités de stockage connectées sur le réseau.

Dans le cas d’un réseau domestique, ce sont très souvent des boitiers accueillant un ou plusieurs disques durs, branchés sur le réseau par l’intermédiaire de la box du fournisseur d’accès ou d’un switch, et accessible alors depuis tous les équipements communicants supportant les partages de type Windows et/ou NFS, le FTP, l’UPnP AV, iTunes, etc.

Les données pourront donc être lues et/ou modifiées depuis par exemple les PC portables ou fixes, les consoles de jeu, les PC HomeCinema ou les Media Players.

Un NAS, pourquoi ?

Certains peuvent se poser la question de l’utilité d’un serveur NAS dans leur environnement informatique, pourtant leur utilisation peut largement simplifier le quotidien numérique. Voici donc quelques uns des avantages que l’on peut retrouver dans la plupart des NAS :

Le stockage ou les performances

Les NAS, très fortement orientés stockage, disposent de fonctions avancées permettant la redondance des données ou l’amélioration des performances. La technologie associée est très souvent le RAID. Les boitiers ne pouvant accueillir qu’un seul disque perdent d’ailleurs cet avantage.

Vous pourrez améliorer les performances grâce au RAID0 qui vous permettra de lire et écrire une même donnée sur plusieurs disques simultanément  (les blocs de données seront dispersés entre les disques). Il faudra dans ce cas au minimum 2 disques. Toutes les données seront perdues en cas de panne d’un seul disque.

Vous pourrez au contraire améliorer la sécurité de vos données grâce au RAID1 qui s’occupe de copier les données à l’identique sur les disques (miroir). Il n’y aura par contre ici aucun gain de performance, et la capacité sera celle du plus petit disque (il faudra donc préférer des disques de même volume).

Le RAID5 permet lui de combiner redondance et performances, 3 disques au minimum seront par contre nécessaires. Un calcul de parité sera réparti sur chacun des disques pour permettre la redondance.

La capacité est de n-1 disques sur un total de n disques. Les performances en lecture sont égales à celles d’un RAID0. Les écritures sont légèrement pénalisées (surtout dans le cas d’une solution logicielle) du fait du calcul de la parité.

Les NAS fournissent souvent une autre technologie : JBOD pour Just a Bunch of Disks consistant simplement en la concaténation de chaque disque. La capacité totale sera donc la somme de celle de chaque disque. En cas de crash d’un disque, seules les données de ce disque sont perdues. L’avantage est de visualiser un groupe de disques comme un seul plus gros disque, ce qui peut être plus rentable à l’achat (2 disques de 500 Go sont moins chers qu’un disque d’1 To).

Vous pourrez donc sur votre NAS au choix créer une grosse unité de stockage (pour y stocker vos DivX HD), assurer la sécurité des données (si vous y stocker votre travail, ou des années de photos à ne pas perdre) ou encore améliorer les performances (pour par exemple permettre des accès simultanés aux données ou tenir un bon débit en lecture pour les gros fichiers).

La sauvegarde

Une capacité de stockage disponible depuis n’importe quel client sur le réseau permet de facilement sauvegarder les données dispatchées sur vos machines. Les NAS intègrent parfois des outils permettant d’automatiser ces sauvegardes. Il existe par ailleurs de nombreux outils Windows ou Linux permettant d’assister et de planifier les sauvegardes si le NAS ne le gère pas.

La connectivité

Certains NAS sont aussi serveurs de médias UPnP. C’est très intéressant si vous disposez d’appareils compatibles comme la PS3, la XBOX360 ou certains media players comme la platine de salon EVA8000 de Netgear ou la PopCorn Hour (je vous en parle prochainement, promis )

Vous pourrez alors lire les vidéos stockées sur votre NAS en streaming depuis ces lecteurs et donc directement sur votre télévision. Certaines télévisions compatibles UPnP font d’ailleurs leur apparition actuellement.

Attention tout de même ici à la compatibilité, tous les formats de fichiers ne sont pas forcément compatibles avec toutes les platines multimédias.

Vous pourrez aussi rencontrer la fonction de serveur iTunes. Votre musique stockée sur le NAS pourra alors être intégrée à iTunes.

Consommation et silence

Les NAS embarquent le minimum vital pour fonctionner, ils seront donc beaucoup moins gourmands que n’importe quel PC classique. Ces boitiers étant souvent destinés à rester branchés en permanence, la consommation est une donnée importante. Une ancienne machine recyclée pour faire un NAS pourrait finalement revenir plus cher à l’année sur la facture d’électricité qu’un petit NAS tout neuf.

Pour le bruit, il faudra faire attention au choix de votre NAS, les petits ventilateurs étant parfois bruyants, surtout dans une installation homecinema. Certains NAS ont l’avantage d’être sans ventilateur. Si vos prises réseaux sont bien placées, vous pouvez également remiser votre NAS dans un coin.

Connectique

La connectique USB ou eSATA permet d’augmenter facilement la capacité de stockage du NAS, si les emplacements internes sont tous occupés.

La connexion réseau s’effectue en Ethernet, le Gigabit Ethernet est préférable si vous ne voulez pas brider votre NAS. Attention : vos switchs ou votre box devront être également en Gigabit, ce qui est plutôt rare chez les fournisseurs d’accès il me semble. Le Wifi est à proscrire en termes de performances (surtout si vous comptez lire des films en HD sur le réseau).

Fonctions Avancées

Des fonctions avancées telles que le téléchargement BitTorrent ou l’accès SSH sont parfois supportées par les NAS. On s’éloigne ici d’un bête disque dur en réseau. Le téléchargement via BitTorrent (ou les NewsGroup si vous bidouillez en SSH), a pour avantage d’éviter de laisser un PC allumé juste pour ses téléchargements.

Les NAS proposent parfois également l’installation d’un serveur Web avec Apache, PHP et MySQL; pour héberger votre site vous même et éviter les problèmes avec 1and1.

Le CPU et la mémoire disponible sur le NAS influent beaucoup sur l’utilisation de ce genre de fonctions, ce qui justifie certains écarts de prix.

Quelques NAS intéressants

Voici quelques solutions chez des constructeurs comme D-Link ou Synology.

D-Link DNS-313

Une des solutions les moins chères (avec disque dur compris) est le D-Link DNS-313. Pour 170€ disque de 500Go fourni, c’est relativement abordable.

D-LINK DNS-313

Au niveau des fonctions d’un NAS à bas prix comme celui-ci, on a : disque dur de 3.5″ en SATA (format EXT2 ou EXT3), Ethernet en Gigabit (10/100/1000), serveurs FTP et iTunes intégrés, utilisable comme disque dur externe en USB 2.0, compatible UPnP AV et partage de fichiers du type SMB/CIFS.

On a donc beaucoup des fonctions vantées dans les NAS ou serveurs domestiques de la gamme supérieure. Mais à ce prix là, les performances sont loin d’être exceptionnelles. Il ne faut pas s’attendre à des débits très élevés en lecture/écriture, surtout en accès simultanés. Grosse absence ici aussi évidemment : impossible d’installer un disque supplémentaire et donc de profiter des performances et/ou de la sécurité du RAID.

DNS-313_Installation

Synology DS-107

Le NAS précédent trouve son équivalent chez Synology avec le Synology DS-107. Pour 210€ sans disque dur, le prix est sensiblement plus élevé. Heureusement, les fonctions sont également plus nombreuses.

Cette fois, on a droit a un serveur FTP supportant le SSL/TLS (chiffrement), le support du Telnet et du SSH, un serveur Web intégré avec PHP/MySQL, la possibilité de sauvegarder une clé USB vers le DS-107 (l’inverse est également possible), gestion des quotas pour les partages, 3 ports USB2 et 1 eSATA, et toujours iTunes, UPnP DMA, etc. Il y a également un support basique des torrents.

Vous pouvez consulter le test détaillé du DS-107 sur Revioo.

D-Link DNS-323

Le D-Link DNS-323 est identique au D-Link DNS-313 mais avec le support de deux disques et du JBOD, RAID 0 et RAID 1 pour 189€ sans disque.

D-LINK DNS-323

Vous pouvez consulter le test détaillé du DNS-323 sur Homemedia ou jeter un coup d’œil à ce Wiki pour tout savoir.

Synology DS-207

Le Synology DS-207 est identique au Synology DS-107 avec support de deux disques en RAID 0,1.

Synology DS-207

Parmi les autres possibilités, vous pouvez aussi vous essayer au très bon QNAP TS-109 à 240€ dont le test se consulte ici ou plutôt le QNAP TS-209 pour 349€ avec la gestion de deux disques dont le test est là, ou encore l’Icy Box NAS 4220-B pour 165€ le tout sans disque.

QNAP TS-109 QNAP TS-209 Icy Box NAS 4220-B


 

Les NAS Synology sont souvent plébiscités, surtout grâce à leur communauté très active comme NAS-forum et les possibilités de modifications : accès telnet et gestion des paquets comme sous Debian ou Ubuntu (ipkg update, ipkg upgrade, ipkg install ... ), installation de mods comme ceux pour le téléchargement : SABnzbdPlus pour les newsgroups, amule pour eDonkey, etc.

Des solutions déjà bien sympathiques, même si les options fournies sont souvent bridées par des processeurs trop petits. Il faut donc privilégier la fonction de partage de fichiers en réseau et prendre le reste comme du bonus. Attention parfois au prix également, si vous voulez une vraie solution RAID 5 chez Synology, le CS-407 coûte tout de même 500 euros...
Mais sinon, vous pourrez enfin arrêter de copier vos MP3 et vos films sur trois machines différentes, le disque dur de votre ordinateur portable appréciera...

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L’utilisation que je fais de l’outil informatique a largement évoluée ces dernières années. Avant, j’utilisais principalement un PC de bureau fixe, où je stockais toutes mes données, avec lequel je regardais des films, écoutais de la musique et montrais mon skill à des jeux de terroristes (Counter-Strike pour les intimes).

Aujourd’hui, j’ai le PC portable de ma moitié en plus, bientôt un deuxième, une Freebox pour relier tout ça en Wifi, et le boîtier HD qui va avec pour regarder les films et séries directement sur la télévision (et donc un disque dur de plus), sans compter les clés USB et le disque dur externe en USB.

Conclusion : ça devient vite le bazar. Télécharger ou stocker des données d’un côté, puis d’un autre, parfois en double, sans vraiment savoir où elles se trouvent à la fin, obligeant parfois à allumer une machine juste pour récupérer quelques données. Pas très pratique, et pas beaucoup plus fiable.

J’ai donc de plus en plus besoin de trouver une solution qui me permettra de stocker et de rendre accessibles mes données entre les machines et dans mes déplacements, et dans l’idéal pouvoir gérer des téléchargements PC éteint et également à distance.

Voici donc les diverses solutions que j’ai pu croiser et leurs avantages/inconvénients.

La clé USB

Bon... Ce n’est pas très cher, environ 20€ les 4Go (je ne compte pas l’effort physique pour se déplacer avec), mais il faut avoir des besoins de stockage limités pour que cette solution convienne. Si c’est pour transporter quelques photos et documents Word, ça peut aller, mais dans notre cas, ce n’est clairement pas suffisant.

Il faut tout de même les citer, puisque les clés USB peuvent venir en complément de certains NAS qui disposent de ports USB.

Le disque dur externe en USB/eSATA

Le principal problème de cette solution dans mon cas est l’impossibilité d’accéder au disque USB depuis plusieurs machines, dommage que le port eSATA/USB de la Freebox ne soit pas utilisé pour ça, ce qui ouvrirait la voie à de nombreuses possibilités. Dommage aussi que la Freebox HD ne sache pas écrire sur du NTFS.

Pour le coup, traîner son disque partout avec soi n’est pas très pratique, surtout lorsque l’on est plusieurs à l’utiliser. Je ne parle même pas des 3.5″ avec l’alimentation en plus... non merci!

Les NAS à bas prix

Les deux solutions précédentes se limitaient à du stockage simple, et ne permettaient pas les accès simultanés. Ce qui pouvait me convenir il y a quelques années mais qui n’est plus suffisant maintenant. Aujourd’hui, les NAS s’intéressent au grand public et fournissent de plus en plus de fonctions pour le partage et la diffusion des données.

Bien souvent ces NAS sont basés sur des outils Linux (Samba, FTP, Serveur iTunes, etc.) repackagés par les constructeurs. Les fonctions peuvent donc être nombreuses, mais pas souvent abouties, et surtout un peu prétentieuses vu les caractéristiques de la plupart des NAS. Faire tourner PHP, Apache, MySQL et parfois même un client BitTorrent (en plus des services de base du NAS) sur 32 ou 64Mo... c’est un peu beaucoup. Quant à l’administration, elle s’effectue souvent via une page Web au look proche d’un Webmin... pas toujours très agréable à utiliser, surtout pour le grand public et les utilisateurs pressés, plutôt habitués aux conventions de Windows.

L’évolutivité n’est aussi pas garantie, étant souvent liée à l’arrivée de nouveaux firmwares chez le constructeur. Parfois, un accès SSH permettra aux plus entreprenants de bidouiller leur NAS... à leurs risques et périls.

HP MediaSmart Server

Le HP MediaSmart Server se situe dans le haut de gamme des serveurs domestiques. Contrairement aux solutions de NAS qui sont surtout orientées stockage, le HP MediaSmart Server fournit stockage + services.

Avec son installation et son administration entièrement graphiques, le serveur de HP peut prétendre à s’intégrer dans n’importe quel foyer numérique.

D’ailleurs, il est bon de le préciser, les geeks purs et durs trouveront sûrement des solutions alternatives pour réaliser le même genre de fonctions, et ils prendront certainement plus leur pied avec un serveur multimédia Linux monté élément par élément, mais ce n’est évidemment pas le but de la solution d’HP tout intégrée qui excelle nous allons le voir, par sa simplicité d’utilisation, et son installation immédiate.

hp-mediasmart-server-ex475-large

Pour confirmer ça, intéressons-nous aux caractéristiques détaillées du serveur domestique de HP.

Caractéristiques Techniques

Fonction Détail
Processeur Processeur AMD 1,8 GHZ 64-bit Sempron
Modules de mémoire 512 Mo DDR2 DRAM
Prise en charge du réseau - Connexion facile au réseau personnel via un port Ethernet intégré
- 10/100/1000 (Gigabit) RJ45 Ethernet
– Prise en charge d’ordinateurs filaires et sans fil (via un routeur sans fil)
Interfaces - 1 port Gigabit Ethernet pour une connexion au routeur
- 4 ports USB 2.0 (1 devant, 3 derrière)
- 1 port eSATA port (derrière)
Internal Hard Disk Drives - 1 SATA 7200 RPM, 500 Go (Version EX470)
ou 2 SATA 7200 RPM, 500 Go (Version EX475)
- Quatre baies de disque durs pour une évolutivité facile
- Vous pouvez ajouter des disques durs SATA I ou II disponibles dans le commerce aux baies d’expansion. Aucun outil requis.
Capacité de stockage maximale Uniquement limitée par le nombre de baies des disques durs (4), ports USB (4) et port eSATA (1).
Dimensions - Non emballé : 14 cm (L) x 25 cm (H) x 23 cm (P) (environ)
- Emballé : 40 cm (L) x 25 cm (H) x 37,4 cm (P) (environ)
Contenu de l’emballage HP MediaSmart Server
Cordons d’alimentation
Câble Ethernet
Disque d’installation des logiciels
Disque de restauration du PC
Disque de restauration du serveur
Guide de mise en route rapide et guide d’assistance HP

Windows Home Server

La caractéristique qui pour moi est la plus importante pour le HP MediaSmart Server est son système d’exploitation Microsoft Windows Home Server.
Ce système de Microsoft est spécialement conçu pour administrer un serveur domestique, et le produit de HP est un des premiers à l’utiliser. Pour information, ce produit n’est disponible qu’en OEM et coûte 180€ en moyenne.

Windows Home Server

L’utilisation de Windows Home Server fait que le réseau domestique possède immédiatement de nombreuses fonctions supplémentaires dont le paramétrage est simple et facile. Le but de Microsoft avec ce système est que tout soit très accessible et pourtant fonctionnel. C’est un équipement à ajouter dans son monde numérique au même titre qu’une PS3 ou qu’une Freebox. Il ne s’agit pas de tuner une Debian en SSH sur un vieux serveur bricolé

L’installation est réellement simple, de même pour la configuration. Pour vous en faire une idée plus précise, je vous conseille de regarder le vidéo ci-dessous réalisée par Thierry Bezier d’Intruders TV qui couvre bien cette partie.

Partage des données et connectivité

Le serveur permet d’organiser l’ensemble des informations d’un réseau domestique dans un emplacement central. Vous pourrez ainsi accéder à toutes vos données stockées sur le HP MediaSmart Server depuis n’importe quel PC du réseau. Et donc rien ne vous empêche de faire du montage photo ou vidéo ou du téléchargement directement sur le disque partagé du serveur.

Le système prend également en charge les systèmes connectés comme la XBOX 360 ou la PS3 (systèmes pris en charge par Windows Media) et vous pouvez donc lire vos vidéos, regarder vos photos et écouter de la musique stockée sur le serveur directement sur votre télévision via ces dispositifs.
Seul regret dans ma configuration : le boîtier télé de la Freebox V5 de Free ne sait pas lire des contenus en streaming (mais la faute revient à Free). Évidemment, cette fonction (et les autres) reste parfaitement opérationnelle pour les PC d’un réseau Freebox.

Mais comme en ce moment HP semble penser à toutes les briques multimédia dans sa stratégie, ceux qui ne possèdent pas de console nouvelle génération pourraient prochainement voir sortir un “Media Center Extender” qui ferait le lien entre vos données stockées sur le réseau

HP MediaSmart Extender

Sauvegardes

Le serveur permet de sauvegarder facilement les données des machines connectées au réseau, en choisissant les données concernées, la durée de rétention des sauvegardes, etc.
Après cela, vous n’aurez plus rien à faire et vos données seront protégées sur le MediaSmart Server.

En cas de problème, il vous sera possible de restaurer une machine complète ou un seul fichier tel qu’il était à un moment donné.

Vous avez bien sûr également des fonctions de redondance entre les disques du serveur (fonction de réplication de dossier). Il n’y a par contre pas de RAID 5 à ma connaissance. La redondance est d’ailleurs assurée uniquement de manière logicielle et pas physique.

De même, il ne sera pour l’instant pas possible de sauvegarder des machines sous un autre système que Windows.

Accès Web

C’est un des éléments importants de la machine : ne pas limiter vos données à votre réseau local mais permettre leur accès où que vous soyez.
Il est possible de partager photos, vidéos et fichiers et de donner les droits d’accès appropriés pour en donner l’accès aux amis ou à la famille.

HP MediaSmart Server - Droits

HP MediaSmart Server - Centre de Contrôle

HP MediaSmart Server - Dossiers Partagés

Un autre outil est fourni : WebShare permettant le partage de photos là encore via votre connexion Internet. En fournissant les droits associés, les utilisateurs pourront envoyer des photos depuis une connexion Internet sur votre serveur.
Des alertes pourront alors vous indiquer l’arrivée de nouvelles photos. Plutôt pratique.

HP MediaSmart Server - WebShare

Paramétrage

Je l’ai déjà dit, mais le paramétrage est simplifié au maximum avec de nombreux assistants. Tout s’effectue via l’interface graphique (accessible sur les PC Windows du réseau) à base de “Suivant->Suivant...”. Pas de doute, c’est du Windows

HP MediaSmart Server - Comptes d’Utilisateurs

Les tâches courantes suite à l’installation du serveur sont : l’ajout de comptes utilisateurs, le choix des dossiers/disques partagés, l’activation des outils comme WebShare ou le serveur iTunes.

Vous avez également la possibilité de surveiller de façon centralisée la santé des machines Windows connectées et d’être alerté en cas de problème.

L’ajout de disque dur supplémentaire (et donc l’augmentation de la capacité de stockage) peut être effectué à chaud (hotplug), et l’espace disque total disponible augmente immédiatement. Ceci est vrai aussi bien pour les disques internes qu’externes.

HP MediaSmart Server - HotPlug

Le moins facile est peut-être le paramétrage de l’accès distant, qui permet d’une part de se créer un nom de domaine (assistant intégré) pour faciliter l’accès Web, mais qui nécessite avec un certains nombres de box ADSL d’ouvrir des ports sur le routeur. Ainsi, chez Free il faudra ouvrir 3 ports correspondant à l’accès à l’interface Web et au contrôle à distance. Je vous rassure, ce n’est pas très compliqué, et vous pouvez d’ailleurs consulter cet article de Benjamin Gauthey qui vous guidera pas à pas.

HP MediaSmart Server - Ports Freebox

Evolutivité et extensions

C’est pour moi la fonction la plus intéressante du serveur multimedia : la possibilité d’ajouter des greffons (Plug-ins) développés ou adaptés pour Windows Home Server et tirant partie de la connexion permanente et des accès possibles depuis l’extérieur : Domotique, Sécurité, Multimédia, WebCam...

On peut alors imaginer des fonctions très utiles qui ne seraient pas possible sans un processeur correct comme celui de la machine d’HP (1,8 GHZ).

Comme le serveur est avant tout basé sur un Windows Server 2003, il est possible d’installer presque n’importe quel programme Windows pour peu que l’on puisse le configurer en tant que service.
Au delà des plugins comme ceux améliorant l’interface d’administration, ajoutant un meilleur support du streaming, des fonctions de WakeOnLAN, la création de site Web, j’ai surtout remarqué les possibilités de téléchargement.

Laisser un PC allumé pour télécharger des fichiers est plutôt gênant, un serveur comme celui d’HP consomme beaucoup moins, et est prévu pour être accessible partout.
Avec un plugin comme DownloadManager, il sera possible d’ajouter et de planifier des téléchargements HTTP et FTP.

Mieux : il est possible d’installer µTorrent en tant que service grâce au µTorrent Addin et donc de le piloter à distance via l’interface d’admin.

uTorrent AdminUI

Il est aussi possible de l’installer à la main via cette astuce et d’y accéder via l’interface WebUI.

uTorrent WebUI

Tout aussi efficace : il est possible de télécharger sur les Newsgroups en utilisant par exemple SABnzbd.

Sabnzbd Logo

Bien sûr, ne faites rien d’illégal.

Vous trouverez des dizaines d’Add-ins sur We Got Served ou sur Home Server Blog.

Je vous conseille également la lecture de Home Server Hacks qui vous donnera des petites infos bien utiles.

Essayez donc par exemple dans la console d’administration de maintenir “Ctrl + Alt + Shift” et de cliquer sur l’icône du MediaSmart Server dans la partie concernant le contrôle des LEDs.

Démo

Vous pouvez également consulter la petite démo du site d’HP ci-dessous, ainsi que le test vidéo de Stagueve sur Nowhere Else.

HP MediaSmart Server - Demo

Le tarif pour la version EX470 avec disque dur de 500Go est de 600€. Le prix peut paraître important au premier abord, mais si vous tentez de trouver actuellement un produit concurrent avec des services similaires, l’addition risque d’être beaucoup plus salée.

Conclusion

Pour conclure, si vous voulez améliorer la communication de vos équipements numériques et faciliter la gestion de vos données que ce soit en termes de stockage, de diffusion, de téléchargement ou de partage, le HP MediaSmart Server est la solution intégrée la plus aboutie. L’évolutivité du serveur via les add-ins, la possibilité d’ajouter des disques (jusqu’à 7,5 To), les futures mises à jour logicielles d’HP et de Microsoft Windows Home Server ainsi que les futurs produits de la gamme comme les dispositifs HP MediaSmart Extender en font un produit d’avenir avec en plus un design sympathique.

Côté points négatifs, on peut citer l’absence du RAID 5 (sauf mention contraire ?), la consommation, qui bien qu’inférieure à celle d’un PC reste supérieure à celle d’un NAS classique (ce qui est logique vu le processeur embarqué), l’impossibilité d’accéder à la console d’administration depuis une machine sous Linux et d’utiliser les fonctions de sauvegarde automatique intégrées (les autres fonctions comme le partage des données et les interfaces Web restent disponibles, il est donc possible d’utiliser ses propres outils pour envoyer les sauvegardes sur le serveur), et finalement son prix qui même s’il est raisonnable, ne destine pas le produit à toutes les bourses.

J’aurai bien aimé également voir de la part d’HP le même genre de produit mais cette fois basé sur un système Linux, là je pense que tout le monde aurait été content, geeks compris

Crédit Photo : HP et Generation-NT.

Linker DS : le piratage Nintendo DS (trop) facile

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Pirater la Nintendo DS, la console portable de Nintendo, n’a jamais été aussi facile. Je ne connaissais pas spécialement le monde du piratage des portables il y a quelques mois, et il faut dire que j’ai tout de suite été surpris par la simplicité et le prix dérisoire des Linker DS, ces adaptateurs de la taille d’une cartouche permettant de jouer gratuitement à tous les jeux de la portable dual-screen.

Super Card DS ONE Menu

Mieux, ces petits appareils permettent de rendre des services inexistants jusqu’alors sur la console : lecture de MP3, de vidéos, d’eBooks, émulateurs, client MSN, et une importante liste de logiciels développés par les passionnés ..., le tout accessible via une interface tactile skinnable à souhait. Nintendo n’aurait sûrement pas fait aussi bien.

Les ventes de Nintendo DS sont toujours aussi importantes ces derniers mois, et beaucoup se demandent légitimement si la facilité du piratage de la console y est pour quelque chose. Des utilisateurs confessent clairement qu’ils n’auraient jamais acheté de Nintendo DS sans l’existence des linkers. On se rappelle évidemment l’immense succès de la Playstation largement piratée elle aussi.

Seulement, Nintendo avait vraisemblablement un avis sur la question et est donc parti à la chasse aux linkers DS en France avant Noël, pour s’assurer quelques ventes de cartouches supplémentaires.

Super Card DS ONE SKIN

Après quelques saisies, les boutiques et magasins de vente en ligne ont tous pris peur et retiré les produits de leurs rayons (ou attendu sagement que le stock s’écoule... ).

Pas de quoi arrêter les pirates en culotte courte. Joies de l’Euro oblige, il est extrêmement simple de commander des linkers DS à l’étranger. Les sites les plus connus n’hésitent d’ailleurs pas à traduire leurs pages en français ou en anglais pour les rendre plus accessibles. Les plus jeunes qui auront bien appris leurs leçons d’anglais à l’école n’auront donc plus qu’à emprunter la carte bleue de Papa.
Depuis, les commandes groupées s’organisent pour ceux n’ayant pas eu le temps d’acheter les fameuses cartes en France.
Pire encore pour Nintendo, certains s’aperçoivent maintenant que les prix pratiqués par les boutiques françaises étaient légèrement gonflés, et que du coup il peut même se révéler plus avantageux de se faire livrer un linker DS depuis l’étranger (même depuis la Chine), frais de port compris! On remerciera le taux de change actuel du dollar face à l’euro pour notre pouvoir d’achat.

Et au fait, comment ça marche tout ça ?

Il vous faudra évidemment une Nintendo DS. Les DS Lite vendues actuellement (149€ en moyenne) et les anciennes DS sont compatibles. Pour les linkers, le choix s’oriente souvent vers les linkers slot 1 (taille standard d’une cartouche DS) comme le R4 (successeur du M3) ou la SuperCard DS One.

Nintendo DS R4 SuperCard

Au niveau fonctionnalités, les linkers actuels sont presque tous identiques. On pourra noter une légère préférence souvent pour le R4 (meilleure compatibilité avec les cartes micro SD ?), même si la SuperCard DS One a l’avantage d’un menu plus évolué, du support des cartes mémoires SDHC dans sa dernière version, et de la sauvegarde temps réel.

Comme vous venez de le lire, il vous faudra donc une carte mémoire micro SD dans le cas des linkers cités. La copie des jeux et des programmes se fait alors par un simple copié-collé sur la carte mémoire (l’adapteur USB est fourni avec les cartes, que demander de plus!). L’installation du Linker consiste aussi tout simplement à copier les fichiers fournis sur CD (ou téléchargeable sur le site Internet du constructeur), à la racine de votre carte mémoire.

Super Card DS ONE

Pour information, on trouve des cartes mémoires micro-SD de 2Go à 13€ à la Fnac... Pas de quoi se ruiner.

Pour les linkers, les boutiques étrangères pullulent : GameYeeeah en anglais qui vous livrera depuis la Chine en une dizaine de jours, ChipSpain si vous êtes pressé ou encore Divineo.

SuperCard DSONE (SDHC), support both MicroSD-TFlash and SDHC MicroSD-TFlash Gameyeeeah

La SuperCard DS One tout comme le R4DS coûtent environ le prix d’un jeu. On comprend mieux l’engouement du grand public pour les Linkers, et là pas question de soudure ou de flash difficile, d’autant plus qu’aucune mise à jour du firmware n’est faite sur la Nintendo DS. Les pirates peuvent donc dormir tranquilles.

R4 DS (R4DS) + Kingston TF 2G Memory Card Gameyeeeah

Bien sûr, le fait d’utiliser ces dispositifs pour jouer à des copies de jeux est illégal. Par contre, pour le développement des Homebrews, un flou existe ce qui explique sûrement la tranquillité des boutiques étrangères.

Reste à voir la réaction de Nintendo. Une Nintendo DS 2 ?

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