Télécharger sans risque pour les pirates devient de plus en plus compliqué à l’heure actuelle. Avec la fin des Newsgroups binaires chez Free, ceux ne désirant pas payer un abonnement chez Giganews par exemple se retrouvent pour beaucoup sur le Peer2Peer.
Et pour les nouveaux arrivés, quelques petites protections de base ne font pas de mal avant de se lancer à l’aveuglette. Parmi ces protections : une bonne liste de serveurs sur Emule, et la mise en place d’un filtre d’IP sur Emule et µTorrent.
Emule
La première chose à faire pour télécharger en étant un peu plus serein sur Emule est de sélectionner une bonne liste de serveurs.
Pour cela, je vous conseille la liste de gruk.org.
Dans les options d’Emule, Section “Serveur“, Cocher la case “Mettre à jour la liste des serveurs au démarrage“, puis cliquer sur le bouton “Editer“. Il ne vous reste plus qu’à ajouter l’adresse “http://www.gruk.org/server.met” dans le fichier “addresses.dat” qui s’ouvre et d’enregistrer.
Décocher les 2 cases suivantes pour ne pas mettre à jour la liste des serveurs à tort et à travers.
Il ne vous reste plus qu’à redémarrer Emule.
Une sécurité supplémentaire consiste à filtrer certaines IP grâce au fichier filter.dat.
Pour cela, toujours dans les préférences, dans la section “Sécurité“, renseignez le champ “Mise à jour à partir d’URL” et ajoutez “http://www.bluetack.co.uk/config/nipfilter.dat.gz“. Cliquez ensuite sur “Charger” pour mettre à jour la liste des IP bloquées. (Cliquez plusieurs fois en cas d’erreur.)
µTorrent
Ouvrez le dossier “%AppData%/uTorrent” depuis un explorateur (copier %AppData%/uTorrent dans votre barre d’adresse).
Télécharger le fichier “http://www.bluetack.co.uk/config/nipfilter.dat.gz“, décompressez le dans ce dossier. Renommer ensuite “nipfilter.dat” en “ipfilter.dat“.
Allez ensuite dans les préférences de µTorrent dans la section “Avancées“. Sélectionnez l’option “ipfilter.enable” et positionnez sa valeur à “Oui“.
Vous devriez alors voir apparaître un message indiquant le bon chargement du “ipfilter.dat” dans l’onglet “Journal“.
Attention, ces mesures ne vous mettront pas complètement à l’abri pour plusieurs raisons.
Premièrement, les listes d’IP à filtrer sont relativement difficiles à élaborer. Connaître les plages d’IP des administrations, organismes ou sociétés potentiellement dangereuses comporte plusieurs difficultés : il faut tout d’abord être proche des organismes d’attribution des plages d’IP ou obtenir des informations à travers les bases Whois, mais cela constitue un vrai travail de fourmi.
D’autre part, les listes d’IP à bannir est un sujet plutôt délicat et subjectif. Certains font des listes très complètes mais qui passeront pour de la parano totale pour le commun des utilisateurs. D’ailleurs, trop filtrer peut également amener une baisse des performances donc il faut parfois être mesuré.
Certains critiquent ce filtrage d’IP pour d’autres raisons. Ils pensent en effet que les flics anti-P2P n’utilisent pas vraiment d’IP connues pour réaliser leurs enquêtes parce que ce serait trop voyant. Ils utiliseraient plutôt des IP dynamiques chez un FAI traditionnel pour éviter d’être repéré. Ceci rendrait les ipfilter obsolètes. Bien entendu il s’agit uniquement de suppositions et personne ne sait vraiment ce qu’il en est.
L’élément le plus important pour Emule serait donc une bonne liste de serveurs. Par exemple pour http://edk.peerates.net/peerates/servers.php (ici pour le server.met), la méthode utilisée est plutôt statistique : les serveurs Emule ne répondant pas correctement aux requêtes sont éliminés, ceci permettant de supprimer les “faux serveurs” des anti-P2P ou des spammeurs.
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