Papy Geek

Un blog différent sur tous les bons trucs du Web

FIGHT!

Serveurs NAS

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Je vous avais présenté il y a quelque temps un serveur multimédia grand public de HP : le MediaSmart Server. Bien que riche en fonctionnalités, le produit avait comme inconvénient un prix un peu trop élevé et un Windows Home Server encore un peu jeune.

Disque Dur

Ce n’est pas une raison pour ne pas s’intéresser à son réseau domestique, un des côtés les plus intéressants du MediaSmart étant le stockage réseau.

NAS, quèsaco ?

C’est là que les NAS interviennent. Les NAS, pour Network Attached Storage, sont tout simplement des unités de stockage connectées sur le réseau.

Dans le cas d’un réseau domestique, ce sont très souvent des boitiers accueillant un ou plusieurs disques durs, branchés sur le réseau par l’intermédiaire de la box du fournisseur d’accès ou d’un switch, et accessible alors depuis tous les équipements communicants supportant les partages de type Windows et/ou NFS, le FTP, l’UPnP AV, iTunes, etc.

Les données pourront donc être lues et/ou modifiées depuis par exemple les PC portables ou fixes, les consoles de jeu, les PC HomeCinema ou les Media Players.

Un NAS, pourquoi ?

Certains peuvent se poser la question de l’utilité d’un serveur NAS dans leur environnement informatique, pourtant leur utilisation peut largement simplifier le quotidien numérique. Voici donc quelques uns des avantages que l’on peut retrouver dans la plupart des NAS :

Le stockage ou les performances

Les NAS, très fortement orientés stockage, disposent de fonctions avancées permettant la redondance des données ou l’amélioration des performances. La technologie associée est très souvent le RAID. Les boitiers ne pouvant accueillir qu’un seul disque perdent d’ailleurs cet avantage.

Vous pourrez améliorer les performances grâce au RAID0 qui vous permettra de lire et écrire une même donnée sur plusieurs disques simultanément  (les blocs de données seront dispersés entre les disques). Il faudra dans ce cas au minimum 2 disques. Toutes les données seront perdues en cas de panne d’un seul disque.

Vous pourrez au contraire améliorer la sécurité de vos données grâce au RAID1 qui s’occupe de copier les données à l’identique sur les disques (miroir). Il n’y aura par contre ici aucun gain de performance, et la capacité sera celle du plus petit disque (il faudra donc préférer des disques de même volume).

Le RAID5 permet lui de combiner redondance et performances, 3 disques au minimum seront par contre nécessaires. Un calcul de parité sera réparti sur chacun des disques pour permettre la redondance.

La capacité est de n-1 disques sur un total de n disques. Les performances en lecture sont égales à celles d’un RAID0. Les écritures sont légèrement pénalisées (surtout dans le cas d’une solution logicielle) du fait du calcul de la parité.

Les NAS fournissent souvent une autre technologie : JBOD pour Just a Bunch of Disks consistant simplement en la concaténation de chaque disque. La capacité totale sera donc la somme de celle de chaque disque. En cas de crash d’un disque, seules les données de ce disque sont perdues. L’avantage est de visualiser un groupe de disques comme un seul plus gros disque, ce qui peut être plus rentable à l’achat (2 disques de 500 Go sont moins chers qu’un disque d’1 To).

Vous pourrez donc sur votre NAS au choix créer une grosse unité de stockage (pour y stocker vos DivX HD), assurer la sécurité des données (si vous y stocker votre travail, ou des années de photos à ne pas perdre) ou encore améliorer les performances (pour par exemple permettre des accès simultanés aux données ou tenir un bon débit en lecture pour les gros fichiers).

La sauvegarde

Une capacité de stockage disponible depuis n’importe quel client sur le réseau permet de facilement sauvegarder les données dispatchées sur vos machines. Les NAS intègrent parfois des outils permettant d’automatiser ces sauvegardes. Il existe par ailleurs de nombreux outils Windows ou Linux permettant d’assister et de planifier les sauvegardes si le NAS ne le gère pas.

La connectivité

Certains NAS sont aussi serveurs de médias UPnP. C’est très intéressant si vous disposez d’appareils compatibles comme la PS3, la XBOX360 ou certains media players comme la platine de salon EVA8000 de Netgear ou la PopCorn Hour (je vous en parle prochainement, promis )

Vous pourrez alors lire les vidéos stockées sur votre NAS en streaming depuis ces lecteurs et donc directement sur votre télévision. Certaines télévisions compatibles UPnP font d’ailleurs leur apparition actuellement.

Attention tout de même ici à la compatibilité, tous les formats de fichiers ne sont pas forcément compatibles avec toutes les platines multimédias.

Vous pourrez aussi rencontrer la fonction de serveur iTunes. Votre musique stockée sur le NAS pourra alors être intégrée à iTunes.

Consommation et silence

Les NAS embarquent le minimum vital pour fonctionner, ils seront donc beaucoup moins gourmands que n’importe quel PC classique. Ces boitiers étant souvent destinés à rester branchés en permanence, la consommation est une donnée importante. Une ancienne machine recyclée pour faire un NAS pourrait finalement revenir plus cher à l’année sur la facture d’électricité qu’un petit NAS tout neuf.

Pour le bruit, il faudra faire attention au choix de votre NAS, les petits ventilateurs étant parfois bruyants, surtout dans une installation homecinema. Certains NAS ont l’avantage d’être sans ventilateur. Si vos prises réseaux sont bien placées, vous pouvez également remiser votre NAS dans un coin.

Connectique

La connectique USB ou eSATA permet d’augmenter facilement la capacité de stockage du NAS, si les emplacements internes sont tous occupés.

La connexion réseau s’effectue en Ethernet, le Gigabit Ethernet est préférable si vous ne voulez pas brider votre NAS. Attention : vos switchs ou votre box devront être également en Gigabit, ce qui est plutôt rare chez les fournisseurs d’accès il me semble. Le Wifi est à proscrire en termes de performances (surtout si vous comptez lire des films en HD sur le réseau).

Fonctions Avancées

Des fonctions avancées telles que le téléchargement BitTorrent ou l’accès SSH sont parfois supportées par les NAS. On s’éloigne ici d’un bête disque dur en réseau. Le téléchargement via BitTorrent (ou les NewsGroup si vous bidouillez en SSH), a pour avantage d’éviter de laisser un PC allumé juste pour ses téléchargements.

Les NAS proposent parfois également l’installation d’un serveur Web avec Apache, PHP et MySQL; pour héberger votre site vous même et éviter les problèmes avec 1and1.

Le CPU et la mémoire disponible sur le NAS influent beaucoup sur l’utilisation de ce genre de fonctions, ce qui justifie certains écarts de prix.

Quelques NAS intéressants

Voici quelques solutions chez des constructeurs comme D-Link ou Synology.

D-Link DNS-313

Une des solutions les moins chères (avec disque dur compris) est le D-Link DNS-313. Pour 170€ disque de 500Go fourni, c’est relativement abordable.

D-LINK DNS-313

Au niveau des fonctions d’un NAS à bas prix comme celui-ci, on a : disque dur de 3.5″ en SATA (format EXT2 ou EXT3), Ethernet en Gigabit (10/100/1000), serveurs FTP et iTunes intégrés, utilisable comme disque dur externe en USB 2.0, compatible UPnP AV et partage de fichiers du type SMB/CIFS.

On a donc beaucoup des fonctions vantées dans les NAS ou serveurs domestiques de la gamme supérieure. Mais à ce prix là, les performances sont loin d’être exceptionnelles. Il ne faut pas s’attendre à des débits très élevés en lecture/écriture, surtout en accès simultanés. Grosse absence ici aussi évidemment : impossible d’installer un disque supplémentaire et donc de profiter des performances et/ou de la sécurité du RAID.

DNS-313_Installation

Synology DS-107

Le NAS précédent trouve son équivalent chez Synology avec le Synology DS-107. Pour 210€ sans disque dur, le prix est sensiblement plus élevé. Heureusement, les fonctions sont également plus nombreuses.

Cette fois, on a droit a un serveur FTP supportant le SSL/TLS (chiffrement), le support du Telnet et du SSH, un serveur Web intégré avec PHP/MySQL, la possibilité de sauvegarder une clé USB vers le DS-107 (l’inverse est également possible), gestion des quotas pour les partages, 3 ports USB2 et 1 eSATA, et toujours iTunes, UPnP DMA, etc. Il y a également un support basique des torrents.

Vous pouvez consulter le test détaillé du DS-107 sur Revioo.

D-Link DNS-323

Le D-Link DNS-323 est identique au D-Link DNS-313 mais avec le support de deux disques et du JBOD, RAID 0 et RAID 1 pour 189€ sans disque.

D-LINK DNS-323

Vous pouvez consulter le test détaillé du DNS-323 sur Homemedia ou jeter un coup d’œil à ce Wiki pour tout savoir.

Synology DS-207

Le Synology DS-207 est identique au Synology DS-107 avec support de deux disques en RAID 0,1.

Synology DS-207

Parmi les autres possibilités, vous pouvez aussi vous essayer au très bon QNAP TS-109 à 240€ dont le test se consulte ici ou plutôt le QNAP TS-209 pour 349€ avec la gestion de deux disques dont le test est là, ou encore l’Icy Box NAS 4220-B pour 165€ le tout sans disque.

QNAP TS-109 QNAP TS-209 Icy Box NAS 4220-B


 

Les NAS Synology sont souvent plébiscités, surtout grâce à leur communauté très active comme NAS-forum et les possibilités de modifications : accès telnet et gestion des paquets comme sous Debian ou Ubuntu (ipkg update, ipkg upgrade, ipkg install … ), installation de mods comme ceux pour le téléchargement : SABnzbdPlus pour les newsgroups, amule pour eDonkey, etc.

Des solutions déjà bien sympathiques, même si les options fournies sont souvent bridées par des processeurs trop petits. Il faut donc privilégier la fonction de partage de fichiers en réseau et prendre le reste comme du bonus. Attention parfois au prix également, si vous voulez une vraie solution RAID 5 chez Synology, le CS-407 coûte tout de même 500 euros…
Mais sinon, vous pourrez enfin arrêter de copier vos MP3 et vos films sur trois machines différentes, le disque dur de votre ordinateur portable appréciera…

Free : premier Flamby de France

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Je ne pouvais pas ne pas vous en parler tant ce genre d’histoires est exaspérant. Free était en effet récemment devant la juste suite à une plainte contre un internaute français pour diffamation.

L’internaute en question était l’auteur d’un simple commentaire sur une actualité consacrée aux NewsGroups du site 01net, toujours accessible aujourd’hui sur cette page.

Dans un message datant de février 2006, “Petit poucet” dénonçait le FAI comme étant « premier pirate de France ». Ce qualificatif était employé pour décrire les activités illégales de Free sur les NewsGroups (hébergeant sur ses propres serveurs des centaines de Go de données sous Copyright).

La suite laisse perplexe, là voici racontée par PC inpact :

L’affaire s’est alors rapidement surinfectée : les serveurs du forum où a été posté le message furent perquisitionnés pour remonter l’adresse IP du post, tout comme ceux de son webmail. Puis, en février 2007, elle débouche sur une perquisition menée par une brigade spéciale de la police judiciaire. Le domicile et le local professionnel de l’internaute sont fouillés durant une journée complète. Tous ses ordinateurs personnels et professionnels furent saisis. Le 13 mars 2007, il est mis en examen pour ce message, mais son matériel fut restitué à cette occasion.

Voici les commentaires de “Petit Poucet” sur l’article de 01net :

Free, 1er pirate de France
Posté le 27/02/2006 20:55:57 par Petit Poucet
Si les serveurs de newsgroups de Free étaient saisis, la justice y trouverait des centaines de Go de materiels copyrightés. C’est encore beaucoup plus grave que pour le peer 2 peer, car les fichiers sont stockés physiquement chez Free.Il est étonnant qu’aucune plainte n’est été (encore) déposée contre Free, car il y a là “du lourd”, de quoi envoyer à nouveau son actionnaire majoritaire à l’ombre. Bien sûr Free ne peut pas ouvertement faire de la pub pour ce “petit plus”, mais c’est un argument majeur qu’on entend par bouche à oreille pour choisir ce FAI plutôt qu’un autre.
Encore combien de temps un drapeau de pirate va-t-il flotter au dessus du siège de Free ? J’aimerais beaucoup savoir pourquoi le BSA, la Sacem et consort menage à ce point Free, alors qu’il donne accès à TOUS les softs, musiques et films pirates du moment à 2 millions de personnes.

 

RE: Pourquoi ce sont toujours les mêmes qui attaquent ?
Posté le 28/02/2006 10:20:30 par Petit Poucet
> Alors, à qui profite le piratage ?

Aux FAI qui sont de loin les premiers complices. Pour eux le piratage est un excellent produit d’appel, tout comme l’accès au porno, également par newsgroup.
Le piratage par P2P ou Newsgoups est un argument décisif pour faire passer les gens au haut débit. La France est un des pays où à la fois le haut débit progresse le plus vite, et le téléchargement illégal aussi. Cette corrélation n’est pas un hasard. Si la lutte contre le piratage s’intensifie, les FAI seront les premières victimes.
Je connais autour de moi des gens pas du tout interessés par l’informatique qui n’auraient sans doute pas encore pris d’abonnement haut débit sans la possibilité du piratage.
c’est pour cela que la position pour l’instant des FAI est une bienveillante neutralité avec l’argument récurrent de la liberté, ou avec franchement un coup de pouce dans le cas de Free.
Il y a 20 ans, le minitel grâce aux messsageries roses a fait la fortune de ce qui allait être plus tard Wanadoo et Free. On prend les mêmes et on recommence, avec les mêmes méthodes gagnantes.

 

RE: 15Meuro pour la creation artistique en 2005
Posté le 28/02/2006 14:33:08 par Petit Poucet
15M€, ça doit représenter un jour en valeur de ce qui transite illégalement sur le serveur de newsgroups de free. Bref, c’est dérisoire par rapport au gain qu’en retire free, encore une fois de manière COMPLETEMENT ILLEGALE.
Vous semblez être de chez free, et vous osez affirmer que le fait de donner un pourboir donne tous les droits à free, y compris de donner dans le piratage organisé et à grande échelle. La corruption viendrait donc s’ajouter au reste.
Décidemment, gros dossier free !
Le problème du piratage a toujours existé, il ne date pas d’Internet. Mais avec les FAI, cela a pris une autre ampleur. Les FAI utilisent la propriété intellectuelle, pas uniquement pour les oeuvres mais aussi pour les logiciels, les livres, etc… pour faire du pognon. En toute illégalité. Après tout, free, ça veut dire gratuit, non ? Le message est peut-être subliminale, mais il est reçu 5/5.
Ce qui est scandaleux est qu’ils puissent continuer leur magouille à grande echelle sans être inquiété. Mais les 15M€ sont une réponse à cette question.
La tranquilité, ça s’achete…

Ce commentaire fait écho aux 2 millions de dons de Xaviel Niel, fondateur de Free, à des associations. Alors ? Pourboire ou réductions d’impôts comme suggèrent les commentaires ? Dans tous les cas, même si le fond n’est pas des meilleurs, sur la forme les associations reçoivent un joli don, c’est l’essentiel.

Quelques autres commentaires :

RE : RE: Je pense comprendre…
Posté le 28/02/2006 18:21:40 par Petit Poucet
free n’alimente pas les news avec du contenu pirate

Bien sûr que si, c’est bien là le coeur du problème.
Ils peuvent très bien filtrer les newsgroups de piratage, comme le font sans problème tous les autres FAI de France, à commencer par Wanadoo.
Non seulement Free le fait volontairement, mais en plus est obligé d’avoir pour cela une infrastructure spéciale, avec des disques dur de grosses capacités pour stocker tous les binaires. Le protocole n’a rien à voir avec cela, le problème est qu’il y a chez Free un ou plusieurs serveurs rempli de fichiers pirate et librement accessibles aux abonnés, peu importe le protocole d’accès. Free est hors la loi, point barre.

 

Il faudra m’expliquer…
Posté le 28/02/2006 15:57:08 par Petit Poucet
…pourquoi un berger corse qui tient un Warez artisanal prend de la prison ferme, alors qu’une société côtée en bourse qui délivre sur un plateau toutes les nouveautés pirate à potentiellement 2 millions de foyers n’est pas inquiétée, pour la plus grande satisfaction de ses actionnaires.
Sommes-nous encore en démocratie ? La puissance financière est-elle au-dessus des lois ?

Bon sur ce coup, Dany Corsica et son 2bcalvi.com ne sont pas vraiment une référence…

 

Recentrage
Posté le 19/02/2007 18:31:23 par Petit Poucet
Petit résumé :
Après la lutte contre le piratage par P2P, ce met en place une lutte contre le piratage par newsgroups. En France, free est le seul FAI à proposer un accès complet à un certain nombre de newsgroups tous dédiés au piratage, et dont certaines parties de leur nom ne laisse aucun doute (warez, mp3, divx, etc..)

D’où des questions de fond:
- free a-t-il trouvé une faille juridique énorme pour pouvoir continuer ce service. Si oui laquelle ? Si non, pourquoi ne sont-ils pas inquiétés ?
- Dans quel but Free met-il du contenu pirate au service de ses clients ?
- Le réseau qui va de l’abonné jusqu’au serveur de newsgroup de free est un Intranet (réseau privé), puisqu’il est entièrement sous la maitrise de free et ne “sort” pas vers Internet. Est-ce que free informe ses clients qu’il met à disposition du contenu illégal sur ses serveurs ? Certains clients peuvent de bonne fois télécharger du contenu pirate chez free en pensant qu’ils ont le droit et que cela fait partie de leur abonnement (peut être interprêté comme une forme de licence globale)

 

Et il en faut du courage pour s’attaquer aux puissants
Posté le 23/02/2007 12:18:20 par Petit Poucet
Tout ce débat est fort interessant et parfois très technique.
La sensibilité exacerbée de “Petit Poucet” (qui sème les graines de la discorde?) est tout à son honneur, puisqu’il ose dénoncer une réalité dont on essaie de contourner le fond par des interprétations de forme (légal?, pas légal?, serveurs avec fichiers illégaux?, hébergement hors Free?,….).

C’est malheureusement devenu plus qu’un simple débat.
La société Free a porté plainte contre moi pour diffamation.
Suite à ça, des moyens que je croyais réservés à la lutte contre le grand-banditisme ont été utilisés.

J’ai été perquisitionné par 4 policiers d’une brigade spéciale, qui ont dû faire 700kms pour cela (j’habite en province). Lors de la perquisition, tous les coups tordus ont été utilisé pour me faire avouer, comme par exemple empêcher ma femme d’aller chercher notre fille à l’école maternelle à 16h30 tant que je n’aurais pas signé d’aveux. Tous les ordinateurs de ma société (qui est dans le domaine de la réalisation de logiciels) ont été saisis, alors que seuls les disques dur étaient à la rigueur utiles. A l’heure ou j’écris ses lignes, les ordinateurs n’ont toujours pas été restitués. Cela a complètement désorganisé ma société, et a engendré des coûts et des pertes de temps qui risquent d’être fatals.
J’ai écrit au Minsitre de l’Intérieur pour protester contre ces méthodes, pas de réponse pour l’instant.

Je viens de recevoir un recommandé du juge d’instruction pour une comparution en mars avant ma mise en examen.
Bien sûr j’ai rassemblé toutes les preuves de mes écrits (articles, témoignages, élements techniques et juriques), et sur le principe je n’envisage pas d’autre issue que la relaxe. Mais ce que je viens de vivre me fait fortement douter du système…

Si vous êtes un bon avocat sur Paris et pas trop cher, n’hésitez pas à me contacter.
Les messages de soutien sont aussi les bienvenus.

FREE Crétins

Dans le fond, il est clair que Free ne fait pas grand chose pour éviter le piratage sur les NewsGroups, et que Free est totalement au courant du contenu qui y circule. Lors de l’interdiction précédente de la petite dizaine de binaires (principalement français), d’autres groupes aux noms très voisins et ne permettant aucune ambiguïté ont été épargnés. Du coup, les internautes se servent toujours, l’honnêteté de Free pouvant être mise en doute sur ce coup.

Heureusement que les hommes politiques ne portent pas plainte à chaque fois que des propos plus ou moins critiques sont écrits sur eux sur le net (ou dans les journaux!), sinon j’en connais certains qui auraient du travail…

D’ailleurs, prendre les clients des autres FAI pour des crétins, ce n’est pas diffamant ? Bienvenue chez pirates.fr…. oups ! cretins.fr pardon.

Ps : J’espère également ne pas prendre trop de risques avec mon titre…

Avec l’application prochaine de la mission Olivennes sur le téléchargement illégal et le P2P, les internautes ne s’arrêteront certainement pas de télécharger de la musique et des divx du jour au lendemain. Quels risques encourent-ils vraiment ?

Voici un rapide tour d’horizon des solutions existantes parmi les plus connues, et pour chacune d’entre elles les points forts et points faibles.

Emule

Emule est le logiciel de P2P le plus utilisé par le grand public. Véritable Jukebox numérique, il est particulièrement complet et n’a rien à envier à iTunes et autres plates-formes légales…

Seulement, sera-t-il sûr de télécharger sur Emule à partir de la mise en application de la mission Olivennes, loi répréssive avant tout ?

Emule Prison

Pour moi, la réponse est clairement non. Emule, de par sa conception, est propice à la collecte d’informations sur les pirates. Rien de plus simple que de faire une demande d’un MP3 de Céline Dion et de trouver tous ceux voulant bien partager le fichier avec vous.
La connexion devant forcément s’établir entre vous et le pirate à un moment ou à un autre, il est très simple d’obtenir son IP.

Risque : Skull Skull Skull Skull Skull 

Emule avec filtre IP, filtre serveur et brouillage de protocole

De nombreux éléments de sécurité sont intégrés dans Emule, dont la possibilité d’ajouter un filtre IP, un filtre de serveur et aussi d’activer le brouillage de protocole.

Ces mesures sont probablement inutiles. Les filtres IP efficaces sont difficiles à trouver, souvent d’origine étrangère, et personne ne sait vraiment quelle adresse IP pourra être utilisée pour pister les pirates.

Les filtres de serveur ne sont pas beaucoup plus utiles. Il y a peu de chance pour que le gouvernement français décide de créer de faux serveurs Emule pour piéger les pirates, la pratique étant plutôt douteuse et pas forcément plus efficace (dans l’optique où seule une liste de contenus serait surveillée). Un DonkeySarko ou Razorkozy serait en plus facilement repérable.

Le brouillage de protocole est lui aussi une illusion. Il ne vous protège que si la surveillance se positionne en intermédiaire entre vous et le contenu. Il est tellement plus simple de se faire passer pour le contenu ou de le réclamer plutôt que d’analyser un protocole réseau.
Le brouillage est utile uniquement dans le cas du bridage des protocoles P2P pour conserver son débit en évitant le Traffic Shaping.
Idem pour le changement de port. Configurer votre mule sur le port 80 ne changera pas le protocole utilisé et ne vous empêchera pas d’être client du réseau Emule.

Risque : Skull Skull Skull Skull 

BitTorrent

Utiliser µTorrent, est-ce plus sûr ?
Il y aussi de quoi s’inquiéter pour le protocole BitTorrent. On sait en effet que BitTorrent voyant son nombre de clients augmenter est de plus en plus surveillé.
On ne compte plus les menaces sur les gros trackers et la fermeture de sites. En france pour l’instant, la lutte est plus calme, mais pour combien de temps ?

Le problème est ici presque le même que pour Emule. La confiance que vous pourrez mettre dans ce type de téléchargement dépend ici de la confiance que vous mettrez dans les petits fichiers .torrent.
A partir du moment où les autorités peuvent mettre la main sur ces fichiers, ils peuvent savoir qui le télécharge et donc qui est hors-la-loi.

utorrent-peers-tab

Le brouillage du protocole, les filtres IP et le changement des ports sont des mesurettes et n’apportent pas grand chose de plus que pour Emule.

Il se peut également que les trackers voient leurs serveurs saisis et ainsi d’éventuelles IP collectées. Les pirates peuvent prier pour que ceux-ci ne stockent pas tout l’historique de leurs gigas uploadés depuis des années. Dans la plupart des cas, il y a au moins les derniers téléchargements pour calculer les fameux ratios.

Risque : Skull Skull Skull Skull 

NewsGroups

Avant, on aurait pu dire que les NewsGroups étaient un endroit rêvé pour télécharger à l’abris des regards. Sauf que les récentes affaires de suppression de certains groupes binaires chez Free montrent que les autorités s’intéressent aussi à ce milieu jusque-là protégé.

Rien n’interdit en effet aux fournisseurs d’accès de fournir la liste des IP des clients suspects aux autorités compétentes. Sauf que, dans l’état actuel de la loi, c’est toujours le partage de contenu qui est interdit. Un flou existe toujours dans le cas des NewsGroups où l’utilisateur n’envoit aucune donnée, ce type de téléchargement pouvant théoriquement entrer dans le cadre de la copie privée. Il ne s’agit pas de Peer 2 Peer, principale cible du gouvernement.

J’aurai donc tendance à dire que le téléchargement sur les NewsGroups reste l’une des voies les moins sensibles.

Risque : Skull Skull

NewsGroups chez un fournisseur externe + SSL

Là on rentre dans les choses un peu plus compliqués, beaucoup moins connues, et donc a fortiori plus sûres.
Il s’agit de prendre un fournisseur de NewsGroups autre que votre fournisseur d’accès Internet, par exemple GigaNews ou UseNeXT. Ceci ne vous dispense pas de votre fournisseur d’accès actuel. Le hic, évidemment c’est que le service est payant. Au taux de change euro/dollar actuel on s’en tire pourtant pour pas trop cher.

Prendre un serveur payant permet de s’affranchir des limitations de votre fournisseur, et d’avoir un accès non-censuré (tous les alt.binaries). Il y a alors beaucoup moins de chances pour que le fournisseur d’accès Usenet soit surveillé (les serveurs étant souvent hébergés à l’étranger) et encore une fois, vous ne faites pas de P2P.

Certains fournisseurs proposent aussi une option SSL, permettant de chiffrer les connexions entre le client et le serveur de News, empêchant alors un intermédiaire comme le fournisseur d’accès à Internet d’analyser le trafic réseau.

Risque : Skull

Forums privés, avec échange via FTP

La pratique des boards ou forums privés est très ancienne. D’après moi, la solution n’est pas forcément idéale pour plusieurs raisons : si la board est très efficace (beaucoup de contenu) alors le risque qu’elle soit tôt ou tard surveillée est élevé, la chasse des forums de partage étant une pratique ancienne.
Les conditions pour faire partie de ses clubs privés sont souvent très restrictives, et elles vous imposent d’être largement hors la loi (trouver des espaces FTP non-protégés, uploader des données, etc.).

Les services de police peuvent également se faire passer pour des membres, bonjour la parano dans ces cas là.

Risque : Skull Skull Skull Skull 

Télécharger sur Google

On connaît cette pratique qui consiste à utiliser Google comme fournisseur de contenus pirates, en recherchant par exemple dans les espaces Webs non-protégés (Intitle:”index of” -inurl:htm… ).
Le risque est ici quasiment nul. Le responsable est plutôt la personne hébergeant ces contenus. Pour vous mettre en accusation, il faudrait par exemple que Google fournisse des données sur vos recherches, sauf que Google ne le fait que sur demande d’un juge, et pour qu’un juge fasse une telle demande, il faut qu’il ait des preuves. Bref, la loi se mort la queue dans ce cas là, et vous êtes plutôt couverts.
Sauf qu’il y a évidemment beaucoup moins de contenu et que la recherche est complexe. Pour les MP3 ça peut passer, pour le reste par contre c’est plus difficile…
Idem pour les contenus sous RapidShare, MegaUpload et autre.

Risque : Skull 

 


Les zones d’ombre de la loi

Kevin : attends c’est bidon tout ça moi je télécharge tranquille avec la technique secrète que m’a enseigné Chuck Norris

Certains se feront une joie de vous vanter les avantages de leur technique pour télécharger illégalement. Voici quelques idées reçues en vrac.

Le Wifi

Mé c po ma fot! C po moi ka téléchargé Grégory Lemarchal. C la vieille du 4ème elle a tipiak le Wifi de ma livebox!!!!11

Dans ce cas là, la loi est claire, vous êtes responsable de votre connexion Internet. Votre fournisseur d’accès vous donne les moyens de sécuriser votre connexion, à vous de les mettre en oeuvre.

RAB de la loi lol! J’ai pompé Tokyo Hotel et Sheryfa Luna sur la connexion Wifi de mon voisin mdr. Son wifi ct du WEP, noob spotted!!!!11

Effectivement, vous ne tombez normalement pas dans le cadre de la loi. Sauf que si les téléchargements sont conséquents et si la personne piratée est certaine de ne pas avoir téléchargé les contenus suspects, vous risquez une peine pour piratage informatique en plus de votre peine pour téléchargement illégal. Bien sûr, il faudrait que la justice puisse le prouver, et avec le Wifi ce n’est pas forcément possible. Jetez quand même votre clé ou carte Wifi pour ne pas laisser la trace de votre adresse MAC

Mais bon, tout ça ce n’est pas très sympa pour votre pauvre petit voisin. Sauf si celui-ci est président de la république, préfet de police, élu local ou PDG de la Fnac. Allez, à vos antennes Pringles.

Responsabilité

D’où la question assez floue de la responsabilité. En plus d’être responsable de la ligne, les parents seront-ils capables de contrôler leurs rejetons ? Alors même que ceux-ci maîtrisent bien mieux l’outil informatique dans beaucoup de cas ?
C’est une question importante, sinon on risque de se retrouver dans quelques temps avec des titres de journaux du style :

Josette Pichon 55 ans, condamnée à perpétuité pour diffusion illicite de contenu pornographique.

Alors que dans la réalité, on aura :

Nik les keufs! Je download ce ke je ve de tte façon mes darons c ke des cons!!

Les taxes

Pourquoi encore payer des taxes sur tous les supports, alors que la copie privée est de plus en plus contestée vu la répression se mettant en place ?

Comment font les maisons de disque pour perdre autant d’argent alors que je n’ai jamais vu les fnacs autant remplies que cette année à l’approche des fêtes de noël ?

 


Cette analyse est totalement personnelle, n’hésitez pas à me corriger ou apporter d’autres éléments dans les commentaires. Et vous, allez-vous continuer à pirater ? Allez-vous changer vos habitudes ?

Télécharger sans risque pour les pirates devient de plus en plus compliqué à l’heure actuelle. Avec la fin des Newsgroups binaires chez Free, ceux ne désirant pas payer un abonnement chez Giganews par exemple se retrouvent pour beaucoup sur le Peer2Peer.
Et pour les nouveaux arrivés, quelques petites protections de base ne font pas de mal avant de se lancer à l’aveuglette. Parmi ces protections : une bonne liste de serveurs sur Emule, et la mise en place d’un filtre d’IP sur Emule et µTorrent.

Hacker

Emule

La première chose à faire pour télécharger en étant un peu plus serein sur Emule est de sélectionner une bonne liste de serveurs.

Pour cela, je vous conseille la liste de gruk.org.

Liste de serveurs eMule-eDonkey de Gruk.org

Dans les options d’Emule, Section “Serveur“, Cocher la case “Mettre à jour la liste des serveurs au démarrage“, puis cliquer sur le bouton “Editer“. Il ne vous reste plus qu’à ajouter l’adresse “http://www.gruk.org/server.met” dans le fichier “addresses.dat” qui s’ouvre et d’enregistrer.

Liste Serveurs

Décocher les 2 cases suivantes pour ne pas mettre à jour la liste des serveurs à tort et à travers.

Il ne vous reste plus qu’à redémarrer Emule.

Une sécurité supplémentaire consiste à filtrer certaines IP grâce au fichier filter.dat.

Pour cela, toujours dans les préférences, dans la section “Sécurité“, renseignez le champ “Mise à jour à partir d’URL” et ajoutez “http://www.bluetack.co.uk/config/nipfilter.dat.gz“. Cliquez ensuite sur “Charger” pour mettre à jour la liste des IP bloquées. (Cliquez plusieurs fois en cas d’erreur.)

Filtres IP

µTorrent

Ouvrez le dossier “%AppData%/uTorrent” depuis un explorateur (copier %AppData%/uTorrent dans votre barre d’adresse).

Télécharger le fichier “http://www.bluetack.co.uk/config/nipfilter.dat.gz“, décompressez le dans ce dossier. Renommer ensuite “nipfilter.dat” en “ipfilter.dat“.

Allez ensuite dans les préférences de µTorrent dans la section “Avancées“. Sélectionnez l’option “ipfilter.enable” et positionnez sa valeur à “Oui“.

ipfilter.enable

Vous devriez alors voir apparaître un message indiquant le bon chargement du “ipfilter.dat” dans l’onglet “Journal“.

ipfilter

Attention, ces mesures ne vous mettront pas complètement à l’abri pour plusieurs raisons.

Premièrement, les listes d’IP à filtrer sont relativement difficiles à élaborer. Connaître les plages d’IP des administrations, organismes ou sociétés potentiellement dangereuses comporte plusieurs difficultés : il faut tout d’abord être proche des organismes d’attribution des plages d’IP ou obtenir des informations à travers les bases Whois, mais cela constitue un vrai travail de fourmi.

D’autre part, les listes d’IP à bannir est un sujet plutôt délicat et subjectif. Certains font des listes très complètes mais qui passeront pour de la parano totale pour le commun des utilisateurs. D’ailleurs, trop filtrer peut également amener une baisse des performances donc il faut parfois être mesuré.

Certains critiquent ce filtrage d’IP pour d’autres raisons. Ils pensent en effet que les flics anti-P2P n’utilisent pas vraiment d’IP connues pour réaliser leurs enquêtes parce que ce serait trop voyant. Ils utiliseraient plutôt des IP dynamiques chez un FAI traditionnel pour éviter d’être repéré. Ceci rendrait les ipfilter obsolètes. Bien entendu il s’agit uniquement de suppositions et personne ne sait vraiment ce qu’il en est.

L’élément le plus important pour Emule serait donc une bonne liste de serveurs. Par exemple pour http://edk.peerates.net/peerates/servers.php (ici pour le server.met), la méthode utilisée est plutôt statistique : les serveurs Emule ne répondant pas correctement aux requêtes sont éliminés, ceci permettant de supprimer les “faux serveurs” des anti-P2P ou des spammeurs.

Fin des binaires pour les Newsgroups Free ?

stats  lectures.

Voilà une nouvelle qui va déplaire aux pirates : depuis ce matin les alt.binaries des Newsgroups de Free ne sont plus accessible. Les newsgroups avaient l’intérêt de pouvoir télécharger directement sur les serveurs de l’hébergeur (Free) sans avoir à uploader quoi que ce soit.

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Apartés