Papy Geek

Un blog différent sur tous les bons trucs du Web

Google : un mystère fascinant et bien gardé

stats 3,305 lectures.

L’infrastructure utilisée par le géant de la recherche Google est un mystère que beaucoup aimeraient percer, que ce soit les concurrents ou les utilisateurs étonnés de la réactivité sans faille des services malgré un nombre d’utilisateurs record.

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Voici quelques réponses et hypothèses concernant les Data centers de Google.

La culture du secret

Google estime que leurs Data Centers leur donnent un avantage important face à la concurrence, c’est pourquoi peu d’informations filtrent sur le nombre de centres, leur taille, leur localisation, leur puissance ou encore la consommation électrique de ceux-ci.

Pour rester discrets, les data centers ne sont d’ailleurs pas créés sous le nom de Google, mais par des sociétés LLCs (Limited Liability Corporations) soit l’équivalent de nos sociétés à responsabilité limité en France.

Où sont les Data Centers ?

Si on compte les sites en construction, les connaissances actuelles font état de 19 sites aux Etats-Unis, de 12 en Europe, 3 en Asie, 1 en Russie et 1 en Amérique du Sud. Tous les data centers ne sont pas la propriété de Google, qui continue à louer de l’espace dans des centres tiers (principalement pour du Peering).

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Les plus de 500 adresses IP utilisées par le moteur de recherche Google donnent d’ailleurs peu d’informations quant à la localisation des centres puisque la plupart pointent vers le quartier général de Google à Mountain View en Californie.

Voir la carte des Data Centers ici.

Le gigantisme

D’après les rapports de comptes de Google, la firme aurait dépensée 1.9 milliards de dollars en 2006 pour ses centres et 2.4 milliards de dollars en 2007. Chaque nouveau projet de data center coûterait 600 millions de dollars.
De quoi payer la consommation électrique de chaque centre qui serait de 50 MegaWatts pour les centres majeurs et pourraient atteindre la valeur estimée de 103 MegaWatts.

Dans l’Oregon, le site de Google serait composé de 3 Data Centers de 6380m², un bâtiment administratif de plus de 1800m², d’un dortoir de 1500m² pour les employés de passage et 1600m² pour les tours de refroidissement.

google-south-carolina

Le choix des sites

Le choix de l’emplacement des Data Centers est déterminé par plusieurs critères :

  • La disponibilité d’une source d’énergie bon marché à proximité,
  • La présence de sources d’énergie renouvelable : éoliennes, énergie hydro-électrique,
  • La proximité de larges sources d’eau pour les besoins de refroidissement (rivières ou lacs),
  • La présence de larges espaces pour facilité la sécurité et la confidentialité du site,
  • La répartition des Data Centers : afin de maintenir une communication efficace entre les sites, les observateurs pensent que la proximité et la bonne répartition des centres est un élément important pour des temps de réponse faibles,
  • Les réductions d’impôts : beaucoup de régions ou d’Etats fournissent des avantages à Google en échange de son installation.

L’architecture matérielle et logicielle

Google utilise des machines à bas prix montées en cluster et y ajoute des alimentations à très bon rendement. Ces alimentations sont modifiées pour y intégrer des batteries, leur permettant de fonctionner en “Alimentations sans Interruption” (UPS) plus communément appelées onduleurs.

Google fabriquerait aussi ses propres switchs 10 Gigabit à faible consommation. En 2006, le nombre de serveurs estimé était de 450 000.

Pour la partie logicielle, Google utilise des logiciels maison pour tirer pleinement partie de son architecture répartie :

  • Google File System (GFS) : c’est un système de fichier distribué fiable et extensible pour les applications ayant un recours intensif aux données. Le système est basé sur Linux et ext3. Il est optimisé pour les fichiers de grande taille et conçu pour continuer à fonctionner en cas de panne de certains éléments du cluster (résilience). Voir aussi l’article de Wikipedia.
  • Google Web Server (GWS) et Google Front End (GFE) sont des versions personnalisées d’Apache utilisées pour héberger les sites Web de la firme. Google GFE/1.3 est par exemple utilisé pour héberger Gmail ou Blogger. GWS est utilisé entre autres pour Google Images (Version 2.1). Voici une liste non exhaustive des services de Google et de la technologie serveur correspondante :

    Main Search: GWS/2.1
    Google Accounts: GFE/1.3*
    Google AdSense: GFE/1.3*
    Google AdWords: GFE/1.3*
    Google Analytics (Login Page): GWS/2.1
    Google Analytics (Auth Page): GFE/1.3*
    Google Analytics (Other Pages): ucfe*
    Google Analytics (Analysis Image and JS): ucfe
    Google Analytics (Images/JS/CSS/Flash): ga-reporting-fe
    Google Answers: GFE/1.3
    Google Base: asfe
    Blogger: Apache
    Google Book Search: OFE/0.1
    Google Calendar: GFE/1.3
    Google Catalogs: OFE/0.1
    Google Code: codesite/2104877
    Google Desktop: GFE/1.3
    Google Directory: GWS/2.1
    Google Downloads: GWS/2.1
    Google Finance: SFE/0.8
    Google Finance Stock Charts (Images): FTS (C)1997-2006 IS.Teledata AG
    Froogle: cffe
    Google Groups: GWS-GRFE/0.50
    Hello: Apache/2.0.53
    Google Help Pages: TrakhelpServer/1.0a
    Google Images: GWS/2.1
    Google Labs: Apache
    Google Local / Maps: mfe
    Google Local/Maps (Images): tfe
    Google Mail: GWS/2.1
    Google Mobile: GWS/2.1
    Google Moon: mfe
    Google Moon (Images): GWS/2.1
    Google Music Search: mws
    Google News: NFE/1.0
    Orkut: GFE/1.3*
    Google Pack: COMINST/1.0
    Picasa (.com): Apache/2.0.53
    Picasa (.google.com): GWS/2.1
    Google Page Creator (Sign-up page): GFE/1.3*
    Google Page Creator (User pages): GFE/1.3
    Google Personalized Homepage: igfe
    Google Scholar: GWS/2.1
    Google Search History: Search-History HTTP Server
    Google Sets: Apache
    Google Site-Flavored: GWS/2.1
    Google Sitemaps: GFE/1.3
    Google SMS: GWS/2.1
    Google SMS Search Requests: SMPP server 1.0
    Google SMS (GMail Registration): GFE/1.3*
    Google SMS (Page Viewer): GFE/1.3
    Google Suggest: Auto-Completion Server
    Google Transit: mfe
    Google Translate: TWS/0.9
    Google Video: GFE/1.3
    Google Reader: GFE/1.3
    Google Ride Finder: Apache
    Google Talk: GWS/2.1
    Google Toolbar: GFE/1.3
    Google Toolbar (PR Lookup): GWS/2.1
    Google Web Accelerator: GFE/1.3
    Google Web Alerts: PSFE/4.0

  • MapReduce: c’est un framework utilisé pour analyser et générer de grands volumes de données. Les programmes développés sur l’architecture MapReduce sont automatiquement parallélisées sur un ensemble des machines “standards” du cluster de Google. MapReduce traite couramment plusieurs TéraOctets de données sur plusieurs milliers de machines. Un exemple de traitement est de compter le nombre d’occurence d’un mot dans plusieurs documents : les occurences seront calculées pour chaque document sur des machines différentes et sommées à la fin.
    Au départ pensé pour être utilisé dans des cas spécifiques, le framework s’est révélé applicable dans beaucoup de traitements de données différents utilisés dans les applications Google.
    Pour plus d’informations, consultez ce document PDF.
  • BigTable : c’est un système de stockage distribué de données structurées prévu pour être extensible à des volumes de données dépassant le PetaOctet. Il est utilisé par le moteur de recherche de Google, par Google Earth ou encore Google Finance.
    Pour plus d’informations, consultez ce document PDF.

La Disponibilité

Cette infrastructure distribuée et résiliente permet aux services de Google d’afficher une disponibilité supérieure à 99,99% comme le confirme ce rapport de Pingdom qui s’intéresse aux différences de disponibilité du moteur de recherche entre les pays.

royal-pingdom-google-availability-differs-greatly-between-countries

La culture d’entreprise

La culture d’entreprise de Google est d’après moi un élément déterminant de sa réussite. On est très loin de la culture d’entreprise française.

google-zurich

Voici le reportage “Google, la machine à penser“, riche en informations sur cet esprit d’entreprise :

En quelques secondes, avec une exactitude stupéfiante, Google apporte aux internautes la réponse à la requête qu’ils ont lancée sur Internet. Le moteur de recherche, né il y a dix ans en Californie, a révolutionné notre vie quotidienne. Retour sur un phénomène de société.

En moins de dix ans, Google s’est transformé. La petite société créée en 1998 par deux copains de fac passionnés d’informatique est devenue en peu de temps un véritable empire qui compte aujourd’hui près de 14 000 employés.

Le moteur de recherche imaginé par Sergey Brin et Larry Page sur le campus de l’université de Stanford, en Californie, est devenu un outil utilisé quotidiennement par un demi-milliard de personnes à travers le monde.

Avec une simple idée - donner aux internautes la possibilité d’accéder gratuitement et en un seul clic aux informations qu’ils cherchent -, ils sont parvenus, au fil du temps, à générer quelque 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires.

Mais qui se cache derrière Google ? Comment fonctionne cette entreprise ? Comment est-elle organisée ? N’est-elle pas trop puissante ? Peut-on utiliser ses services en toute confiance ? Autant de questions auxquelles Gilles Cayatte répond dans ce documentaire inédit.

Entre performance et prédation

En filmant l’envers du décor, il fait pénétrer le téléspectateur dans les coulisses de cet univers à part composé d’un googleplex (un siège social) et de googlers (des salariés) épris de googlitude.

Il révèle une organisation régie par une hiérarchie réduite au minimum, où les employés - à peine trentenaires - semblent tous être mus par un même désir : innover en permanence pour que leur entreprise soit toujours plus créative et performante.

Il montre aussi comment une ambition, au départ généreuse - la mise à disposition gratuite de tous les savoirs -, devient peu à peu une machine destructrice. “Google, explique Michael Malone, éditorialiste au Wall Street Journal, ressemble à un énorme prédateur.” Ceux qui se trouvent sur son passage n’ont que peu de chance de résister à sa puissance...

Quelques photos

D’autres ici ou ici.

Et si vous voulez voir où tout à commencé, vous pouvez lire ce rapport de Sergey Brin et Lawrence Page pour Stanford : The Anatomy of a Large-Scale Hypertextual
Web Search Engine
à l’origine du projet Google.

Pour chercher du travail chez Google, c’est par ici ou par là

Références :

Google Platform, Wikipedia.
Map of all Google data center locations, PingDom.
Google availability differs greatly between countries, PingDom.
Google DataCenter FAQ, Data Center Knowledge.
Google Architecture, High Scalability.
Papers Written by Googlers, Google Research.

Serveurs NAS

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Je vous avais présenté il y a quelque temps un serveur multimédia grand public de HP : le MediaSmart Server. Bien que riche en fonctionnalités, le produit avait comme inconvénient un prix un peu trop élevé et un Windows Home Server encore un peu jeune.

Disque Dur

Ce n’est pas une raison pour ne pas s’intéresser à son réseau domestique, un des côtés les plus intéressants du MediaSmart étant le stockage réseau.

NAS, quèsaco ?

C’est là que les NAS interviennent. Les NAS, pour Network Attached Storage, sont tout simplement des unités de stockage connectées sur le réseau.

Dans le cas d’un réseau domestique, ce sont très souvent des boitiers accueillant un ou plusieurs disques durs, branchés sur le réseau par l’intermédiaire de la box du fournisseur d’accès ou d’un switch, et accessible alors depuis tous les équipements communicants supportant les partages de type Windows et/ou NFS, le FTP, l’UPnP AV, iTunes, etc.

Les données pourront donc être lues et/ou modifiées depuis par exemple les PC portables ou fixes, les consoles de jeu, les PC HomeCinema ou les Media Players.

Un NAS, pourquoi ?

Certains peuvent se poser la question de l’utilité d’un serveur NAS dans leur environnement informatique, pourtant leur utilisation peut largement simplifier le quotidien numérique. Voici donc quelques uns des avantages que l’on peut retrouver dans la plupart des NAS :

Le stockage ou les performances

Les NAS, très fortement orientés stockage, disposent de fonctions avancées permettant la redondance des données ou l’amélioration des performances. La technologie associée est très souvent le RAID. Les boitiers ne pouvant accueillir qu’un seul disque perdent d’ailleurs cet avantage.

Vous pourrez améliorer les performances grâce au RAID0 qui vous permettra de lire et écrire une même donnée sur plusieurs disques simultanément  (les blocs de données seront dispersés entre les disques). Il faudra dans ce cas au minimum 2 disques. Toutes les données seront perdues en cas de panne d’un seul disque.

Vous pourrez au contraire améliorer la sécurité de vos données grâce au RAID1 qui s’occupe de copier les données à l’identique sur les disques (miroir). Il n’y aura par contre ici aucun gain de performance, et la capacité sera celle du plus petit disque (il faudra donc préférer des disques de même volume).

Le RAID5 permet lui de combiner redondance et performances, 3 disques au minimum seront par contre nécessaires. Un calcul de parité sera réparti sur chacun des disques pour permettre la redondance.

La capacité est de n-1 disques sur un total de n disques. Les performances en lecture sont égales à celles d’un RAID0. Les écritures sont légèrement pénalisées (surtout dans le cas d’une solution logicielle) du fait du calcul de la parité.

Les NAS fournissent souvent une autre technologie : JBOD pour Just a Bunch of Disks consistant simplement en la concaténation de chaque disque. La capacité totale sera donc la somme de celle de chaque disque. En cas de crash d’un disque, seules les données de ce disque sont perdues. L’avantage est de visualiser un groupe de disques comme un seul plus gros disque, ce qui peut être plus rentable à l’achat (2 disques de 500 Go sont moins chers qu’un disque d’1 To).

Vous pourrez donc sur votre NAS au choix créer une grosse unité de stockage (pour y stocker vos DivX HD), assurer la sécurité des données (si vous y stocker votre travail, ou des années de photos à ne pas perdre) ou encore améliorer les performances (pour par exemple permettre des accès simultanés aux données ou tenir un bon débit en lecture pour les gros fichiers).

La sauvegarde

Une capacité de stockage disponible depuis n’importe quel client sur le réseau permet de facilement sauvegarder les données dispatchées sur vos machines. Les NAS intègrent parfois des outils permettant d’automatiser ces sauvegardes. Il existe par ailleurs de nombreux outils Windows ou Linux permettant d’assister et de planifier les sauvegardes si le NAS ne le gère pas.

La connectivité

Certains NAS sont aussi serveurs de médias UPnP. C’est très intéressant si vous disposez d’appareils compatibles comme la PS3, la XBOX360 ou certains media players comme la platine de salon EVA8000 de Netgear ou la PopCorn Hour (je vous en parle prochainement, promis )

Vous pourrez alors lire les vidéos stockées sur votre NAS en streaming depuis ces lecteurs et donc directement sur votre télévision. Certaines télévisions compatibles UPnP font d’ailleurs leur apparition actuellement.

Attention tout de même ici à la compatibilité, tous les formats de fichiers ne sont pas forcément compatibles avec toutes les platines multimédias.

Vous pourrez aussi rencontrer la fonction de serveur iTunes. Votre musique stockée sur le NAS pourra alors être intégrée à iTunes.

Consommation et silence

Les NAS embarquent le minimum vital pour fonctionner, ils seront donc beaucoup moins gourmands que n’importe quel PC classique. Ces boitiers étant souvent destinés à rester branchés en permanence, la consommation est une donnée importante. Une ancienne machine recyclée pour faire un NAS pourrait finalement revenir plus cher à l’année sur la facture d’électricité qu’un petit NAS tout neuf.

Pour le bruit, il faudra faire attention au choix de votre NAS, les petits ventilateurs étant parfois bruyants, surtout dans une installation homecinema. Certains NAS ont l’avantage d’être sans ventilateur. Si vos prises réseaux sont bien placées, vous pouvez également remiser votre NAS dans un coin.

Connectique

La connectique USB ou eSATA permet d’augmenter facilement la capacité de stockage du NAS, si les emplacements internes sont tous occupés.

La connexion réseau s’effectue en Ethernet, le Gigabit Ethernet est préférable si vous ne voulez pas brider votre NAS. Attention : vos switchs ou votre box devront être également en Gigabit, ce qui est plutôt rare chez les fournisseurs d’accès il me semble. Le Wifi est à proscrire en termes de performances (surtout si vous comptez lire des films en HD sur le réseau).

Fonctions Avancées

Des fonctions avancées telles que le téléchargement BitTorrent ou l’accès SSH sont parfois supportées par les NAS. On s’éloigne ici d’un bête disque dur en réseau. Le téléchargement via BitTorrent (ou les NewsGroup si vous bidouillez en SSH), a pour avantage d’éviter de laisser un PC allumé juste pour ses téléchargements.

Les NAS proposent parfois également l’installation d’un serveur Web avec Apache, PHP et MySQL; pour héberger votre site vous même et éviter les problèmes avec 1and1.

Le CPU et la mémoire disponible sur le NAS influent beaucoup sur l’utilisation de ce genre de fonctions, ce qui justifie certains écarts de prix.

Quelques NAS intéressants

Voici quelques solutions chez des constructeurs comme D-Link ou Synology.

D-Link DNS-313

Une des solutions les moins chères (avec disque dur compris) est le D-Link DNS-313. Pour 170€ disque de 500Go fourni, c’est relativement abordable.

D-LINK DNS-313

Au niveau des fonctions d’un NAS à bas prix comme celui-ci, on a : disque dur de 3.5″ en SATA (format EXT2 ou EXT3), Ethernet en Gigabit (10/100/1000), serveurs FTP et iTunes intégrés, utilisable comme disque dur externe en USB 2.0, compatible UPnP AV et partage de fichiers du type SMB/CIFS.

On a donc beaucoup des fonctions vantées dans les NAS ou serveurs domestiques de la gamme supérieure. Mais à ce prix là, les performances sont loin d’être exceptionnelles. Il ne faut pas s’attendre à des débits très élevés en lecture/écriture, surtout en accès simultanés. Grosse absence ici aussi évidemment : impossible d’installer un disque supplémentaire et donc de profiter des performances et/ou de la sécurité du RAID.

DNS-313_Installation

Synology DS-107

Le NAS précédent trouve son équivalent chez Synology avec le Synology DS-107. Pour 210€ sans disque dur, le prix est sensiblement plus élevé. Heureusement, les fonctions sont également plus nombreuses.

Cette fois, on a droit a un serveur FTP supportant le SSL/TLS (chiffrement), le support du Telnet et du SSH, un serveur Web intégré avec PHP/MySQL, la possibilité de sauvegarder une clé USB vers le DS-107 (l’inverse est également possible), gestion des quotas pour les partages, 3 ports USB2 et 1 eSATA, et toujours iTunes, UPnP DMA, etc. Il y a également un support basique des torrents.

Vous pouvez consulter le test détaillé du DS-107 sur Revioo.

D-Link DNS-323

Le D-Link DNS-323 est identique au D-Link DNS-313 mais avec le support de deux disques et du JBOD, RAID 0 et RAID 1 pour 189€ sans disque.

D-LINK DNS-323

Vous pouvez consulter le test détaillé du DNS-323 sur Homemedia ou jeter un coup d’œil à ce Wiki pour tout savoir.

Synology DS-207

Le Synology DS-207 est identique au Synology DS-107 avec support de deux disques en RAID 0,1.

Synology DS-207

Parmi les autres possibilités, vous pouvez aussi vous essayer au très bon QNAP TS-109 à 240€ dont le test se consulte ici ou plutôt le QNAP TS-209 pour 349€ avec la gestion de deux disques dont le test est là, ou encore l’Icy Box NAS 4220-B pour 165€ le tout sans disque.

QNAP TS-109 QNAP TS-209 Icy Box NAS 4220-B


 

Les NAS Synology sont souvent plébiscités, surtout grâce à leur communauté très active comme NAS-forum et les possibilités de modifications : accès telnet et gestion des paquets comme sous Debian ou Ubuntu (ipkg update, ipkg upgrade, ipkg install ... ), installation de mods comme ceux pour le téléchargement : SABnzbdPlus pour les newsgroups, amule pour eDonkey, etc.

Des solutions déjà bien sympathiques, même si les options fournies sont souvent bridées par des processeurs trop petits. Il faut donc privilégier la fonction de partage de fichiers en réseau et prendre le reste comme du bonus. Attention parfois au prix également, si vous voulez une vraie solution RAID 5 chez Synology, le CS-407 coûte tout de même 500 euros...
Mais sinon, vous pourrez enfin arrêter de copier vos MP3 et vos films sur trois machines différentes, le disque dur de votre ordinateur portable appréciera...

Nouvelles Dedibox

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On pouvait s’y attendre avec les délais de livraison rallongées pour les Dedibox, la nouvelle génération de Dedibox arrive, et c’est plutôt intéressant.

Suite à mes problèmes d’hébergement chez 1and1, j’avais commandé une Dedibox le 17 mars 2008, et elle n’était toujours pas arrivée ce qui est inhabituel chez Dedibox où les livraisons sont plutôt rapides.

Ce matin, je reçois donc un mail m’annonçant l’arrivée des nouvelles offres, avec la possibilité de basculer ma commande sur celles-ci sur simple demande :

Vous avez commande un serveur dedie Dedibox et nous vous remercions de votre confiance.
Sauf erreur de notre part, ce dernier n’a pas encore ete mis a disposition, et tenons
a nous excuser de ce contretemps exceptionnel lie au lancement des nouvelles offres Dedibox
annoncees ce matin.

Dedibox - Votre serveur dédié pour 29,99 Euros - mois trafic illimité

Voici donc le panel des nouvelles offres disponibles :

  • Serveur DEDIBOX 2 Standard - 29,99 € / mois, tout compris

Le serveur d’entrée de gamme Dedibox destiné aux particuliers et PME/PMI, équipé d’un processeur Intel Celeron 220 (ou plus) de 1 Go de mémoire DDR2, d’un disque dur de 160Go SATA2 sans RAID et 100Mbit/sec de bande passante.

  • Serveur DEDIBOX 2 RAID - 29,99 € / mois + 9,99 € / mois d’option RAID, tout compris

Le serveur d’entrée de gamme Dedibox destiné aux particuliers et PME/PMI, équipé d’un processeur Intel Celeron 220 (ou plus) de 1 Go de mémoire DDR2, deux disques durs de 160Go SATA2 avec RAID 0 ou 1 et 100Mbit/sec de bande passante.

  • Serveur DEDIBOX XL Standard - 49,99 € / mois, tout compris

La Dedibox XL est un surpuissant serveur haut de gamme, destiné aux professionels , équipé d’un processeur Intel Core2Duo T7200 (ou plus) de 3 Go de mémoire DDR2, d’un disque dur de 500Go SATA2 et 100Mbit/sec de bande passante. Le service est accompagné de garanties de service.

  • Serveur DEDIBOX XL RAID - 49,99 € / mois + 9,99 € / mois d’option RAID, tout compris

La Dedibox XL est un surpuissant serveur haut de gamme, destiné aux professionels, équipé d’un processeur Intel Core2Duo T7200 (ou plus) de 3 Go de mémoire DDR2, deux disques durs de 500Go SATA2 avec RAID0 ou 1 et 100Mbit/sec de bande passante. Le service est accompagné de garanties de service.


C’est donc plutôt bon avec l’apparition d’une offre haut de gamme et surtout le remplacement dans l’offre standard du contesté Via C7 cadencé à 2.0 Ghz par un Intel Celeron 220. Il s’agit d’un processeur mono-coeur de la gamme Celeron Core cadencé à 1.2 Ghz avec 512Ko de cache L2 et un TDP de 19W. Et oui, Dédibox devient écolo avec une gamme de processeurs qui consomme très peu et souvent utilisée dans les PC HomeCinema (socket LGA775).

Reste donc à tester les performances de ce nouveau processeur par rapport à l’ancien, la fréquence processeur étant inférieure mais l’architecture complètement différente et beaucoup plus récente.

Je viens de recevoir le serveur (Dedibox 2 Standard), je vous fait un bench dès que possible.

Pour commander, ça se passe ici.

Hébergement : 1and1, attention danger!

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Certains ont sûrement remarqué ma “petite absence” de ses derniers jours en se demandant “Oh mais que se passe t’il ?” (avec l’accent biouman des inconnus). Le pire et le plus étrange étant certainement mon dernier article en date “C’est down ou c’est moi ?” qui tombait à pic.

Gmail - [ozMonitor-24H] Synthèse des alertes - papygeek

Retour sur ma petite mésaventure de ces derniers jours.

En voyant que le blog n’était plus joignable, ma première réaction a d’abord été “bon, ça va revenir dans 1/4 d’heure, ça arrive de temps en temps avec un hébergement mutualisé...”. Sauf qu’évidemment, une heure plus tard le résultat était toujours le même... erreur 404... Je devine alors que c’est plus grave que d’habitude, qu’un disque dur a dû cramer ou quelque chose dans le genre... je regarde alors quelques autres sites qui partagent mon hébergement (même adresse IP), qui semblaient victime du même problème.

Je remarque alors un truc inquiétant : dans mon interface d’administration 1and1, la moitié des options sont absentes (du style compte FTP, WebTransfert, etc.). Hmm, hmm... J’écris donc au service client de 1and1 en leur indiquant le problème pour recevoir quelques temps plus tard la jolie réponse :

Monsieur,

Selon votre Pack (Linux ou Windows) la configuration de votre logiciel FTP est différente.

Les données d’accès sont toujours présentes dans votre Espace Client rubrique Accès FTP.

=>Pour un hébergement sous Linux
Votre logiciel FTP requiert au minimum 3 éléments pour effectuer une connexion FTP.

Nom du serveur (Hôte) : Indiquez votre domaine sans les www
Nom d’utilisateur : Présent dans Accès FTP il débute par u
Mot de passe : Il est indiqué dans Accès FTP à côté du nom d utilisateur

Votre logiciel peut également vous proposer les options suivantes à renseigner :

Répertoire distant : Indiquez uniquement /
Mode de connexion : Choisissez FTP Passif

Nan, sans déconner ? Quand on ne sait pas utiliser un client FTP, on se prend une erreur 404 sur le site Web ? Damned! Enfin... comme si je ne savais pas faire du FTP, je peux le faire en telnet si ils veulent!
Le plus amusant, c’est que les données de connexion FTP étaient évidemment inaccessible dans l’interface d’administration à ce moment là, rendant le message du support encore plus débile. Au passage, je constate que je suis maintenant le seul site sur le serveur à être inaccessible... pas très bon tout ça.

Fail

Enfin bref, entre temps, j’ai évidemment envoyé 2 ou 3 autres mails et appelé le support au téléphone où on m’a finalement annoncé la cause du problème (après quelques minutes avec la musique d’attente) : “Votre site consomme trop de ressources, blablabla, il a été désactivé“.

Et oui, comme JF Ruiz en son temps. Moi qui m’attendait à un truc de bad boy genre poursuivi en justice par un acteur Hollywoodien, j’étais presque déçu.

Dans mon cas, 1and1 ne m’a pas proposé le pack supérieur comme ils le font d’habitude. Pour retrouver l’accès à mon site, il fallait cependant faire une demande par courrier ou par fax. Je m’empresse d’envoyer le fax correspondant. J’ai bien du l’envoyer 3 fois en pensant qu’ils ne l’avaient pas reçu... Voyant le temps passer, je rappelle le support pour en savoir où en est ma demande, on me dit que le service m’enverra un mail quand le fax sera reçu... qu’ils ne peuvent rien faire en attendant. SSSUUUU PER!

Je reçois ensuite un mail de 1and1 (ouais, cool génial, ça doit être ça !) :

Monsieur,

Nous vous contactons ce jour concernant votre compte client XXXXXX et
plus précisément le contrat XXXXXXX (Free Pack Upgrade).

En effet, ce dernier impose une charge importante sur le serveur
mutualisé ou il se trouve installé.

Cette charge est le fruit d’un script mal programmé ou d’un nombre de
visiteurs trop importants pour un hébergement mutualisé.

Nos administrateurs ont donc décidé de restreindre l’accès à votre
espace web dans l’attente d’une réponse de votre part.
En effet, la charge imposée sur le serveur provoque des ralentissements
pour les autres clients présents sur le même serveur que votre contrat.

Nous vous remercions à réception de ce message de faire une brève
analyse de votre site (nombre de visiteurs et scripts présents) afin de
tenter de découvrir l’origine de cette charge.

Dès réception d’une réponse de votre part, nous analyserons à
nouveau la situation afin de constater si la charge est effectivement
réduite.

Ah bah! Le voilà le mail expliquant ce qui se passe... un peu tard nan ?

Enfin bref, je renvois un autre mail pour demander où en est mon fax...

Je reçois alors (je vous épargne les délais) :

Monsieur,

1&1 accuse réception de votre fax et vous en remercie.

Nous transmettons votre demande au service concerné.

Ah quand même, donc le service technique attendait que le service client reçoive bien le fax pour pouvoir faire quelque chose, le service en question attendant maintenant que le service technique fasse le travail... La procédure fonctionne, aucun problème, mais il ne faut pas être pressé...

Life is Bad

Pendant tout ce temps, j’ai évidemment cherché à héberger le site ailleurs, mais ce n’est pas si simple. Manque de chance, les livraisons du serveur dédié qui m’intéresse (Dedibox) sont “exceptionnellement perturbées“... Damned!”

Pour pouvoir transférer le site, il faut de toutes façons récupérer les données. Et si j’ai bien une sauvegarde de la base de données de la veille à ce moment là, ma sauvegarde des fichiers date d’un mois... bof. Sachant que le compte va normalement se débloquer, autant attendre et ne pas rebricoler un truc. Merci d’ailleurs à tous ceux m’ayant proposé leurs serveurs (mais je préfère ne pas faire le transfert deux fois).

DataCenter Dedibox

Enfin voilà, comme vous l’avez constaté, après quelques jours d’interruption, papygeek.com est finalement de retour... mais toujours sur l’ancien hébergement. Il y a donc des perturbations à prévoir dans les semaines à venir. Le temps que le serveur dédié me soit livré. D’ailleurs, quelqu’un sait-il pourquoi le délai de livraison actuel des Dedibox est plus important ? Ils préparent une Dedibox 2 New Generation qui n’en veut ?

Après, il me restera à tout configurer et sécuriser sur le nouveau serveur, et attendre la propagation des DNS (ouin!).

Pour en revenir à 1and1 (il faut bien que je gueule un peu), il y a plusieurs choses que je n’ai pas appréciées. Pour commencer, c’est évident que l’on en a pour son argent, mais quand même, la suspension du site sans aucun préavis (alors que les ressources consommées devaient être les mêmes depuis 1 mois), pour recevoir un jour plus tard un mail du support demandant la vérification de la configuration de son compte FTP, je trouve ça fort...
Prévenir un peu avant les gens (ou au moins sur le moment), ça ne coûte pas grand chose...

Ensuite, pour la consommation des ressources, même si je suis d’accord sur le principe, les offres de 1and1 font bien pipeau du coup. Mon offre permettait par exemple un trafic de 800Go par mois, 4 noms de domaines inclus, la possibilité de créer plus de 1000 sous-domaines, etc. Comment est-il possible d’atteindre ne serait-ce que la moitié de ces chiffres tout en respectant les conditions générales de vente ? D’autant plus que les serveurs doivent tous être à peu près identiques sur l’hébergement mutualisé, quel intérêt donc, d’avoir 2To de trafic par mois ?

Autre chose : dans les conditions générales de vente, il est précisé que “Le Client s’engage à éviter que la conception et la consultation de son site Internet entraîne une charge exceptionnelle des serveurs“. Ca veut dire quoi exceptionnelle ? Chez OVH, au moins, on parle en termes de consommation CPU ou de requêtes SQL. Ca représente quelque chose. D’autre part, je ne pense pas disposer de moyen me permettant de surveiller ma consommation pour la limiter le cas échéant. Bref, j’ai un peu l’impression d’être sur une route pleine de radars automatiques, où la vitesse est limitée, mais sans panneau et sans compteur de vitesse...

Pour info, et pour ceux voulant un peu de technique, le blog utilisait le plugin WP-SuperCache, permettant de mettre complètement en cache la structure du site Web sous forme de fichiers HTML, et donc supprimer la plupart des requêtes SQL vers la base de données. Sachant que la surconsommation vers la base de données est souvent la première chose mise en cause avec WordPress sur un hébergement mutualisé, je pensais être un peu à l’abri. Que nenni!

Bon, on pourra toujours me dire que je pouvais prévoir... J’avais déjà lu beaucoup de choses sur 1and1, mais de là à ce que ça arrive au bout de 6 mois pour un blog et pour un contrat d’un an... ça me parait un peu limite. Prendre un serveur dédié dès l’ouverture d’un blog, ça me semble un peu surdimensionné.

La conclusion de l’affaire, c’est que les offres d’hébergement mutualisé de 1and1 ne sont utiles que pour les sites n’ayant pas de visiteur (ce qui est un peu un comble pour un site Internet). 1and1 pourrait me répondre qu’ils hébergent très bien beaucoup de sites avec un petit trafic. Très bien, mais pour combien de temps ? Chez 1and1, on a aucun problème... jusqu’à ce qu’on ait un problème! D’ailleurs, si le service ne permet pas d’avoir un minimum de trafic, quel est donc l’intérêt face aux divers équivalents totalement gratuits ? Si c’est pour le site Internet de l’épicier du coin, autant se prendre un hébergement perso gratuit avec un nom de domaine à côté si besoin.


Et sinon, pendant ce temps là du côté de la blogosphère, j’ai raté beaucoup de choses ? Je ne crois pas, à part les histoires d’Olivier Martinez avec Eric Dupin, que je soutiens d’ailleurs (je n’avais pas pu le dire ici du coup!) et les débats qui en découlent depuis l’affaire du “J’aime pas Oliver Martinez” et de la trainée de poudre qui a suivi... Et maintenant tous les détracteurs et les donneurs de leçon viennent heureusement vous rappeler que vous n’êtes qu’une bande de gamins et de moutons qui font beeeehhh.

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